C’est officiel : le nouveau rendez-vous de la gastronomie québécoise, Les Lauriers, est de retour pour une troisième édition. L’évènement propose pour cette édition 2020 une nouvelle catégorie Brasseur, vigneron ou producteur de boisson de l’année, témoignant de l’effervescence de ce secteur.

Iris Gagnon-Paradis Iris Gagnon-Paradis
La Presse

Loin de s’asseoir sur ses lauriers (excusez-là !), la fondatrice des Lauriers de la Gastronomie québécoise, Christine Plante, croit que l’événement commence à avoir fait ses preuves, même s’il est en amélioration continue. « Notre message depuis le début est que la gastronomie est une richesse culturelle au même titre que la musique, le cinéma ou l’humour, et qu’elle mérite d’être célébrée une fois par année. Je crois que c’est devenu rapidement une tradition pour le milieu. »

La troisième édition des Lauriers a donc été officiellement lancée mardi. Dès maintenant, les travailleurs de l’industrie peuvent s’inscrire en ligne pour faire partie, gratuitement, de la « brigade », qui rassemble quelque 5000 professionnels. Cette brigade, issue de tous les corps de métier et de toutes les régions du Québec, pourra voter dès janvier pour ses candidats favoris dans une quinzaine de catégories comme Chef, Restaurant, Révélation, Chef pâtissier, Producteur ou Sommelier de l’année.

Bonjour les vignerons, au revoir les camions de rue

Après avoir ajouté la catégorie Boulanger de l’année l’an dernier, l’organisation a décidé, de concert avec les commentaires reçus par les membres de sa brigade, de scinder en deux la catégorie Producteur de l’année, qui a récompensé l’an dernier le vignoble Les Pervenches. Une nouvelle catégorie Brasseur, vigneron ou producteur de boisson de l’année a donc été ajoutée, alors que celle du Producteur de l’année se concentrera spécifiquement sur les artisans du secteur agroalimentaire.

« C’est une industrie vraiment en effervescence et on voulait souligner le travail des vignerons, des brasseurs, des distillateurs, des cidreries… », explique Mme  Plante.

Du même coup, la catégorie Camion de rue disparaît, car elle a été jugée moins représentative de l’ensemble du Québec, un critère essentiel pour l’organisation. « Pour nous, c’est important de souligner que la gastronomie, ça ne se passe pas juste à Montréal. C’est partout au Québec ! On désire rendre le mot gastronomie plus accessible », ajoute cette dernière.

Nouveau jury, même formule

Le vote de la brigade — qui compte pour 50 % — sera complété par un jury dont les membres, qui changent chaque année, ont été sélectionnés pour leur « grande connaissance » et sont les plus représentatifs possible de l’industrie. Parmi eux, plusieurs ont remporté un prix l’an dernier.

Présidé par la sommelière Véronique Rivest, le jury 2020 est composé cette année des chefs Charles-Antoine Crête et Antonin Mousseau-Rivard, de Suzanne Dufresne (Fromagerie Au Gré des Champs), Jean-Sébastien Michel (Alambika), Alexandre Reford (Jardin de Métis) et de la journaliste de La Presse, Marie-Claude Lortie. À noter que les membres du jury se retirent de la compétition.

Les finalistes seront connus à la fin mars, puis la brigade et le jury auront ensuite la tâche d’élire les gagnants dans chaque catégorie, sauf pour celle du Laurier du Public, attribué par vote populaire. Les gagnants seront dévoilés lors d’un grand gala le 27 avril qui aura lieu, comme l’an dernier, à l’Arsenal Art contemporain, et sera animé pour une troisième année consécutive par Christian Bégin.

Reprenant la formule gagnante de l’an dernier, le gala sera suivi d’un grand repas festif préparé par plusieurs récipiendaires de l’édition précédente, dont le chef Stéphane Modat. Les billets sont d’ailleurs déjà en vente à un tarif spécial de 150 $, jusqu’au 31 décembre, et incluent le cocktail de bienvenue, le tapis rouge, la remise de prix et le grand repas de fin de soirée.

Consultez le site des Lauriers : https://lauriers.ca/