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Début d'une délicate vidange près du Mont-Saint-Michel

Le Mont-Saint-Michel.... (Photo CHARLY TRIBALLEAU, Agence France-Presse)

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Le Mont-Saint-Michel.

Photo CHARLY TRIBALLEAU, Agence France-Presse

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Agence France-Presse
Caen

La délicate vidange du barrage hydroélectrique de Vezins, proche du Mont-Saint-Michel, a démarré et se terminera début septembre, a-t-on appris mercredi auprès de la direction des territoires et de la mer (DDTM) de la Manche.

La dernière vidange intervenue sur ce barrage de la Sélune en 1993 avait provoqué une grave pollution de la baie, située à une trentaine de kilomètres et classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.

«Nous avons ouvert les vannes de fond lundi», a précisé à l'AFP Rémy Brun, chef du service environnement de la DDTM. Le barrage (26 m de haut pour 280 de long) ne produit depuis plus d'électricité.

Afin de prévenir toute pollution, l'État a cette fois déplacé ou confiné près de 400 000 m3 de sédiments, dont 30 000 m3 contenant des métaux lourds qui ont été «stabilisés», «recouverts de matériaux sains». Ces travaux, d'un coût d'environ 20 millions d'euros, ont été entamés en 2017.

Le niveau de l'eau va baisser de dix mètres d'ici deux semaines, selon la DDTM. Puis il va être stabilisé le temps de «travaux sur 150 000 m3 de sédiments» supplémentaires qui ne sont pas encore accessibles.

«Il restera encore 13 mètres d'eau qu'on va vider du 20 août à début septembre», a précisé M. Brun. La retenue d'eau du barrage forme un lac de 16 km de long, selon la DDTM.

Le barrage doit ensuite être détruit (pour un coût prévisionnel de 3 à 4 millions d'euros). Les travaux doivent démarrer au printemps 2019.

La destruction de ce barrage, ainsi que celle du barrage de la Roche Qui Boit, également sur la Sélune, mais plus petit, avait été annoncée en novembre par le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.

Avec cette opération «unique en Europe», «90 km de cours d'eau seront entièrement ouverts à la reconquête de la biodiversité, notamment grâce au retour naturel d'espèces aquatiques emblématiques comme le saumon de l'Atlantique et l'anguille européenne», avait indiqué le ministère.

Cet arasement est toutefois contesté localement, car il implique la disparition d'un lac et notamment de sa base nautique.

En 2010, la cour administrative d'appel de Nantes avait mis en demeure EDF d'«assurer la circulation des grands migrateurs au droit des ouvrages de La Roche Qui Boit et de Vezins» avant 2014.

La vidange du barrage de La Roche Qui Boit doit intervenir à partir de 2020/2021, selon la DDTM. Sa retenue d'eau s'étale sur 4 km de long.




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