Les autorités américaines ont ouvert une enquête pénale contre Volkswagen qui a reconnu avoir triché sur les émissions de gaz polluants de quelque 500 000 voitures diesel vendues aux États-Unis, affirment des médias américains lundi.

Publié le 21 sept. 2015
AGENCE FRANCE-PRESSE

Contactés par l'AFP, ni le département de la Justice ni le constructeur allemand n'ont souhaité faire de commentaires.

Si elle était confirmée, cette enquête s'ajouterait notamment à celle menée par l'agence fédérale de l'environnement (EPA) qui a révélé le scandale vendredi et pourrait en théorie infliger à VW une amende de 18 milliards de dollars.

Le groupe a reconnu sa faute et présenté ses excuses pour avoir équipé aux États-Unis certaines voitures de la marque Volkswagen et Audi d'un logiciel permettant de fausser le résultat de tests d'émission de gaz polluants.

Ce scandale, qui a soulevé une tempête en Europe, sera également «dans les prochaines semaines» au coeur d'une audition du Congrès américain, ont annoncé les deux élus à la tête du sous-comité à l'Energie et au Commerce de la Chambre des représentants américaine.

«Nous sommes préoccupés par le fait que des acheteurs d'automobiles aient pu être trompés (...) Le peuple américain a droit à des réponses et à des garanties que cela ne se reproduira pas», ont indiqué les deux élus, Fred Upton et Tim Murphy, dans un communiqué commun.

L'agence environnementale américaine a par ailleurs annoncé lundi avoir étendu à d'autres constructeurs ses investigations sur les tests antipollution.