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Un tribunal japonais maintient l'arrêt d'une centrale nucléaire

L'interdiction imposée par le tribunal de Fukui répond... (PHOTO ARCHIVES AP/KYODO NEWS)

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L'interdiction imposée par le tribunal de Fukui répond ainsi à une plainte collective de 189 personnes, dont 166 vivent dans un rayon de 250 km de la centrale nucléaire d'Oi.

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Agence France-Presse
TOKYO

Un tribunal japonais a interdit mercredi le redémarrage des deux réacteurs de la centrale nucléaire d'Oi (ouest du Japon), justifiant cette décision, inédite au Japon depuis la catastrophe de Fukushima, par les risques encourus par les populations riveraines.

Le jugement du tribunal régional de Fukui (ouest du Japon) est une première depuis l'accident de la centrale de Fukushima, provoqué par le séisme et le tsunami de mars 2011, et constitue un sérieux revers pour le gouvernement qui s'efforce, malgré une opinion devenue sceptique, voire très réticente, de relancer la filière nucléaire.

La société exploitante, Kansai Electric Power, a aussitôt indiqué qu'elle ferait appel de ce jugement.

Le gouvernement du premier ministre Shinzo Abe a indiqué pour sa part que cette décision ne «changerait rien» à sa politique de relance du secteur nucléaire.

«Nous redémarrerons les réacteurs si leur sûreté est établie de manière strictement objective», a déclaré le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga.

Actuellement, la totalité des 48 réacteurs japonais est à l'arrêt à la suite de la fermeture pure et simple de centrales ou de la mise en oeuvre de contrôles de sécurité.

Les conclusions des contrôles effectués à la centrale d'Oi ont conduit le tribunal à trancher pour le statu quo en raison des «risques spécifiques» qu'induirait une remise en service pour les populations installées autour du site dans l'hypothèse d'un nouveau séisme.

L'interdiction imposée par le tribunal de Fukui répond ainsi à une plainte collective de 189 personnes, dont 166 vivent dans un rayon de 250 km de la centrale.

Après la mise à l'arrêt des 48 réacteurs que compte le Japon, l'Autorité de régulation nucléaire (NRA) doit confirmer la sûreté des unités jugées exploitables dans le pays avant qu'un feu vert politique ne soit donné à une reprise des installations.

En mars dernier, l'Autorité de régulation nucléaire japonaise (NRA) avait indiqué qu'elle allait s'occuper en priorité de la validation de sûreté de deux réacteurs du sud-ouest du Japon, Sendai 1 et 2, qui pourraient être les premiers à redémarrer.




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