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Le gaz naturel plus polluant que prévu

Une constante se dégage de l'étude : les... (Photo Shannon Stapleton, Reuters)

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Une constante se dégage de l'étude : les émissions polluantes de l'industrie gazière sont sous-estimées par les agences gouvernementales.

Photo Shannon Stapleton, Reuters

Le système d'exploitation et de distribution de gaz naturel émet plus de gaz à effet de serre que ce qu'affirment les statistiques officielles, mais pas au point d'être aussi néfaste que le charbon.

C'est la conclusion d'une vaste étude publiée aujourd'hui dans la revue Science.

Les chercheurs ont réuni et analysé les observations de plus de 200 études différentes réalisées au cours des 20 dernières années.

Une constante se dégage : les émissions polluantes de l'industrie gazière sont sous-estimées par les agences gouvernementales.

Le sujet est important parce que le méthane, principale composante du gaz naturel, est un puissant gaz à effet de serre.

« De façon assez constante, les gens qui vont concrètement mesurer le méthane sur le terrain en trouvent plus que prévu », affirme le chercheur principal de l'étude, Adam Brandt, de l'Université Stanford, dans un communiqué.

Selon un estimé « modéré », les émissions seraient 50% plus élevées que ce croit l'Agence de protection de l'environnement des États-Unis (EPA).

Selon les études, les émissions de méthanes seraient sous-estimées d'au moins 25% et peut-être jusqu'à 75%.

Ces conclusions remettent en doute les avantages présumés de l'utilisation du gaz naturel dans les transports routiers.

« Alimenter des camions ou des autobus au gaz naturel pourrait permettre d'améliorer la qualité de l'air localement, mais cela ne permettra probablement pas de réduire les émissions de gaz à effet de serre », affirme M. Brandt.

Cependant, la sous-estimation de la pollution n'est pas suffisante pour rendre le gaz naturel plus polluant que le charbon, comme l'ont prétendu certains chercheurs. D'autant plus que la combustion du charbon dégage une foule d'autres polluants.

L'étude soupçonne le manque de surveillance indépendante du secteur gazier et le recours généralisé aux systèmes de volontaires pour cette sous-estimation.

Par ailleurs, précise-t-on, il serait techniquement faisable de réduire grandement les fuites de gaz dans l'industrie. Selon une vérification de 75 000 composantes dans des usines de traitement gazier, 1600 fuites ont été trouvées, mais seulement 50 d'entre elles étaient responsables de 60% du volume de gaz relâché.




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