Voitures électriques: le ministre Fortin vante le Québec

André Fortin, ministre des Transports du Québec.... (PHOTO PATRICK WOODBURY, LE DROIT)

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André Fortin, ministre des Transports du Québec.

PHOTO PATRICK WOODBURY, LE DROIT

(Ottawa) Comme c'est le cas en ce qui a trait à son programme de garderies, souvent cité comme un modèle à suivre ailleurs au pays, le Québec est vu comme un leader parmi les provinces en ce qui concerne les mesures adoptées pour augmenter le nombre de véhicules électriques qui circulent sur les routes.

L'intérêt des autres provinces est tel que les ministres des Transports du pays jonglent avec l'idée d'adopter un cadre national largement inspiré de l'expérience québécoise afin d'accélérer l'électrification des transports, un secteur qui est responsable d'environ 24% des émissions de gaz à effet de serre au pays (et de 41% au Québec), a indiqué hier le ministre des Transports du Québec, André Fortin.

L'idée d'adopter un cadre national était l'un des sujets à l'ordre du jour de la rencontre fédérale/provinciale des ministres des Transports, hier, à Ottawa. Le Québec, qui achète déjà la moitié des voitures électriques vendues au Canada, s'est donné comme objectif de voir 100 000 véhicules branchables sur ses routes d'ici 2020.

En plus d'offrir un rabais aux acheteurs pouvant atteindre 8000 $, le gouvernement Couillard a adopté une loi obligeant les constructeurs à atteindre des cibles de ventes de véhicules électriques dans le but notamment de répondre plus rapidement à la demande des consommateurs.

Car si le virage amorcé au Québec a connu de lents débuts, c'est notamment parce que le client devait attendre jusqu'à six mois avant d'obtenir son véhicule électrique - un délai trop long qui en décourageait plusieurs.

«Au Québec, on a pris de l'avance avec la Loi sur les véhicules à zéro émission, qui est maintenant en vigueur et qui vise à s'assurer que les constructeurs ont des véhicules à la disposition des consommateurs. Une des raisons pour lesquelles les citoyens n'achètent pas de véhicule électrique, c'est que les concessionnaires n'en ont pas dans leur cour et que ça prend entre six à huit mois avant d'avoir son véhicule», a affirmé le ministre dans une entrevue avec La Presse.

«Par expérience, moi, je change mon véhicule quand il ne fonctionne plus. Donc, le fait de ne pas avoir de véhicules électriques [disponibles dans l'immédiat] limite l'accès.»

Le régime adopté par le gouvernement Couillard permet aux constructeurs automobiles d'accumuler des crédits lorsqu'ils vendent des véhicules zéro émission ou à faibles émissions. Les constructeurs qui n'atteignent pas la cible fixée par Québec doivent acheter les crédits des autres constructeurs ou encore payer une redevance au gouvernement. La pénalité s'élève à 5000 $ par crédit manquant. Ces revenus sont versés au Fonds vert du gouvernement, lequel permet de financer des projets pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

«Il y a beaucoup de provinces qui n'ont pas encore bougé dans ce dossier. Je pense qu'elles veulent voir les résultats de ce qui se passe chez nous. L'Ontario a un programme d'incitatifs, mais il n'est pas aussi contraignant pour les concessionnaires automobiles qu'au Québec. Il y a différentes façons de faire. Nous avons choisi d'avoir à la fois un programme incitatif et un programme contraignant. Plusieurs provinces souhaitent voir ce qu'on fait. Et cela pourrait mener à un cadre national si on veut pour bien encadrer les véhicules électriques», a ajouté le ministre.




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