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La fracturation hydraulique pourrait être dangereuse pour la santé

Les produits testés n'ont pas été décelés dans... (Geneviève Gélinas, collaboration spéciale)

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Les produits testés n'ont pas été décelés dans les échantillons d'eau et les concentrations élevées étudiées en laboratoire ne se retrouveraient pas dans l'eau potable près des sites de forage.

Geneviève Gélinas, collaboration spéciale

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Gaz de schiste
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La Presse Canadienne

Certains des produits chimiques les plus couramment utilisés en fracturation hydraulique pourraient menacer la santé humaine, préviennent des chercheurs de l'Université du Missouri.

Les 24 produits testés interfèrent tous avec au moins une hormone de l'organisme, a dit le doctorant Christopher Kassotis, ce qui pourrait faire augmenter les risques d'infertilité, de cancer ou d'anomalies congénitales.

Des échantillons d'eau prélevés aux fins d'une étude précédente sur un site de fracturation du Colorado avaient découvert la présence de substances chimiques capables d'imiter ou de bloquer l'estrogène chez la femme et l'androgène chez l'homme.

La nouvelle étude a voulu savoir si d'autres produits - qu'on appelle modulateurs endocriniens - interféraient avec d'autres hormones. Les chercheurs se sont notamment intéressés à la progestérone, au glucocorticoïde (une hormone importante pour le système immunitaire, la reproduction et la fertilité) et à l'hormone thyroïdienne (qui contrôle notamment le métabolisme et le développement normal du cerveau).

Parmi les 24 produits testés par M. Kassotis et ses collègues, 20 interféraient avec l'estrogène, 17 avec l'androgène, 10 avec la progestérone, 10 avec le glucocorticoïde et sept avec l'hormone thyroïdienne.

M. Kassotis prévient toutefois que les produits testés n'ont pas été décelés dans les échantillons d'eau, et que les concentrations élevées étudiées en laboratoire ne se retrouveraient pas dans l'eau potable près des sites de forage. Toutefois, a-t-il ajouté, plusieurs de ces substances prises ensemble ont un effet plus grave que celui de toute substance individuelle, et les échantillons d'eau examinés contiennent normalement différents modulateurs endocriniens.

Les conclusions de cette étude ont été dévoilées lundi à Chicago, dans le cadre d'une conférence de la Société internationale d'endocrinologie.




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