Les conditions difficiles et l'isolement extrême de l'Île-de-Sable ont contraint Ottawa à abandonner un projet éolien sur le banc de sable iconique en forme de croissant, plus de 15 ans après qu'il eut été lancé.

Parcs Canada a affirmé que les éoliennes ne répondaient pas aux besoins de l'île aux grands vents en Nouvelle-Écosse, célèbre pour les nombreux navires y ayant échoué depuis le XVIIIe siècle.

L'agence a indiqué par courriel, à propos du projet d'un million de dollars ayant connu des dépassements de coûts, que les éoliennes avaient été choisies en fonction de la technologie disponible au début des années 2000 pour réduire la dépendance aux énergies fossiles, mais que les avancées avaient été considérables depuis ce temps dans le champ des systèmes d'énergie renouvelable.

Environnement Canada avait lancé le projet pilote en 2000 - qui aurait vu les cinq éoliennes générer de l'énergie dans le réseau de l'île reconnue pour ses dunes et son environnement fragile.

Mais lorsque Parcs Canada a pris les rênes au moment de la création de la réserve de parc national de l'Île-de-Sable en 2013, les éoliennes n'étaient pas en fonction.

Le ministère a affirmé que le projet avait subi de multiples reports en raison de l'environnement délicat et des inquiétudes sur la protection de la faune, de même que les conditions difficiles et l'isolement extrême. Les éoliennes étaient installées et fonctionnaient en 2006, a-t-on indiqué.

«Malheureusement, des problèmes techniques ont perduré en raison des conditions difficiles et de l'incapacité à adapter la technologie aux opérations d'autres infrastructures sur le site», a ajouté le ministère.

Le système de contrôle a aussi été endommagé lorsque la foudre a frappé certaines des éoliennes.

L'Île-de-Sable compte notamment une station météorologique, deux phares, une piste d'atterrissage et des édifices utilisés principalement par des chercheurs.

Le gouvernement fédéral a dit ne pas abandonner ses plans envers l'énergie renouvelable pour l'Île-de-Sable.