L'année 2011 a été celle des extrêmes climatiques sur la planète et 2012 poursuit sur cette lancée aux États-Unis, selon deux rapports publiés mardi par la National Oceanographic and Atmospheric Administration (NOAA).

Charles Côté LA PRESSE

«Désormais, tous les événements météorologiques se produisent dans le contexte d'un environnement global en changement», a affirmé Kathryn D. Sullivan, administratrice adjointe de la NOAA.

L'agence américaine a publié hier son rapport annuel, rédigé par 378 scientifiques de 48 pays.

Réchauffement global

Bien que plusieurs conditions extrêmes observées en 2011 puissent être liées à des phénomènes cycliques, comme l'oscillation El Niño-La Niña dans le Pacifique, leur sévérité et leur fréquence sont influencées par le réchauffement global, affirme la NOAA.

«Les vagues de chaleur liées à La Niña, comme celle observée au Texas en 2011, ont aujourd'hui 20 fois plus de chances de se produire qu'il y a 50 ans», constate l'agence.

Globalement, 2011 a été l'année la plus fraîche depuis 2008, mais elle est tout de même plus chaude que la moyenne.

Recul de la banquise

Cela se fait sentir encore plus dans l'Arctique, où la banquise a reculé comme jamais en 2011. Son étendue est tombée à 80% sous la moyenne. Le pôle Sud n'a pas été en reste: il a battu son record de chaleur de tous les temps avec -12,3 degrés Celsius le 25 décembre dernier.

Et 2012 est déjà une année record pour les extrêmes climatiques aux États-Unis. Plus de 44% du territoire des États-Unis (sans l'Alaska et Hawaii) a vécu un extrême climatique dans les six premiers mois de l'année, un record depuis 1910. La sécheresse et la chaleur sont les extrêmes les plus répandus.

De plus, les 13 derniers mois sont les plus chauds consécutifs jamais enregistrés aux États-Unis. Chacun de ces mois a été un des trois plus chauds depuis 1895. «Les chances que cela soit dû au hasard sont de 1 sur 1 594 323», précise la NOAA.