Les municipalités seront plus nombreuses à participer à l'Heure pour la Terre cette année, mais un expert soutient que l'intérêt porté à l'événement pourrait se réduire comme une peau de chagrin.

Publié le 25 mars 2011
LA PRESSE CANADIENNE

L'événement a réussi, au cours des dernières années, à accroître la sensibilité des citoyens face aux impacts des changements climatiques, a soutenu Mark Sarner, un spécialiste du marketing pour les organismes à but non lucratif. Il a toutefois averti, vendredi, que si la même soupe était resservie année après année, la population se désintéresserait de cette cause d'ici peu.

M. Sarner a ajouté que l'édition de l'an dernier n'avait pas suscité beaucoup d'intérêt, puisqu'elle avait perdu sa nouveauté.

À moins que la formule de l'Heure pour la Terre ne soit profondément modifiée, l'expert prévoit que l'événement sera relégué aux oubliettes au cours des cinq prochaines années.

L'événement a été lancé en Australie, en 2007, et quelque 130 pays ont emboîté le pas.

Pour la première édition canadienne, en 2008, les centaines d'organisateurs n'avaient pas ménagé leurs efforts pour souligner l'événement, en tenant notamment des marches à la bougie et des fêtes thématiques sur l'astronomie.

Certains en ont fait une tradition annuelle, alors que d'autres ont jeté la serviette après une année. Bien qu'il soit difficile de prévoir le nombre de participants pour l'événement 2011, qui se tiendra samedi entre 20h30 et 21h30, les organisateurs sont confiants.

Plus de 420 municipalités canadiennes ont fait part de leurs intentions d'y participer, cette année. L'an dernier, ce sont quelque 300 villes qui avaient accepté de relever le défi, a souligné Steve Price, un porte-parole du Fonds mondial pour la nature (WWF), qui chapeaute l'Heure pour la Terre.

Dans la Ville-Reine l'an dernier, les efforts des citoyens avaient permis d'épargner 296 mégawatts en énergie, ce qui représente une baisse de la consommation de 10%, selon Toronto Hydro. Ce chiffre est en baisse par rapport à celui enregistré en 2009, qui était de l'ordre de 454 mégawatts, ou 15%.