La secrétaire d'État française à l'Écologie, Chantal Jouanno, déplore dans une interview de presse à paraître dimanche, «l'attitude totalement fermée de la Chine et de l'Inde» pendant la négociation de Copenhague.

Mis à jour le 19 déc. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Il saute aux yeux que le système de l'ONU, tel qu'il est, est obsolète», analyse Mme Jouanno, qui déplore «l'attitude totalement fermée de la Chine et de l'Inde» au cours de la négociation de Copenhague. Elle souligne aussi «la difficulté des États-Unis à aller loin dans les engagements». Mais, relève-t-elle, dans un entretien que publie Le Journal du Dimanche, «toucher à la souveraineté des pays avec un système de décision à l'unanimité, c'est presque impossible».

«L'échec est tout de même de taille. À l'issue de la conférence plénière, les États n'ont pas pu faire mieux que "prendre note" d'un accord dont on se demande finalement s'il en est vraiment un», observe-t-elle.

«Nous avons un accord politique qui nous déçoit, qui n'est pas à la hauteur de ce que l'on souhaitait, mais qui reste quand même une étape importante».

Mme Jouanno déclare comprendre l'amertume des ONG «parce que cet accord n'est pas ce qu'on voulait, même si beaucoup d'ONG reconnaissent que c'est la première fois que des pays comme la Chine, l'Inde et les États-Unis s'engagent.

«Nous sommes déçus, mais de plus en plus déterminés», conclut-elle.