Coincé entre le Kazakhstan et l'Arabie saoudite dans le palmarès annuel de l'organisme Germanwatch, le Canada s'est classé au 59e rang sur 60 en raison de l'absence de tout plan national de lutte contre les changements climatiques.

Mis à jour le 14 déc. 2009
François Cardinal LA PRESSE

Dévoilé ce matin à la Conférence de Copenhague, le Climate Change Performance Index  est un rapport qui fait le point chaque année sur l'état des émissions de gaz à effet de serre et des politiques climatiques mises de l'avant par les plus importants pays au monde.

Si le Canada a fait légèrement meilleure figure qu'à l'habitude pour le niveau de ses émissions liées au transport (il a terminé 45e pour le niveau global de ses émissions, 46e l'an dernier), c'est son laxisme politique qui l'a maintenu tout en bas du palmarès cette année encore, selon Matthias Duwe, porte-parole de Climate Action Network, le regroupement international des écologistes.

«Non seulement le Canada tourne-t-il le dos au protocole de Kyoto, a-t-il ajouté, il ne veut rien faire de plus que suivre les États-Unis après 2012, ce qui n'est pas suffisant.» L'Institut Pembina, un groupe albertain voué à la protection de l'environnement, a participé à la rédaction du rapport. Pour son directeur, Matthew Bramley, ce palmarès prouve à nouveau que le pays est isolé sur la scène internationale.

«La performance du Canada est la pire de l'ensemble du monde industrialisé, souligne-t-il. Le ministre (de l'Environnement) Jim Prentice s'était engagé au début de l'année à adopter une série de politiques avant la Conférence de Copenhague, mais on les attend toujours. Voilà pourquoi le Canada a terminé avant-dernier du classement.» L'Arabie Saoudite, qui ne veut absolument rien savoir de la lutte contre les changements climatique, est le seul pays à faire pire que le Canada.

Suivez la conférence de l'intérieur, en visitant le blogue de notre envoyé spécial à Copenhague, François Cardinal.