Depuis ses 18 ans, Marianne Simoneau se fait un devoir de voter à chaque élection. Cette fois, la femme de 35 ans est sortie du bureau de scrutin sans avoir enregistré son vote : elle jugeait l’attente trop longue.

Janie Gosselin Janie Gosselin
La Presse

Son mari est allé voter dans leur circonscription de Papineau, à Montréal, vers 18 h 30. Il a fait la queue durant deux heures, avant de revenir à la maison pour prendre le relais de sa conjointe auprès de leurs enfants. Quand ce fut au tour de Mme Simoneau de se rendre au bureau de vote, 15 minutes avant la fermeture prévue, elle s’est fait dire qu’elle en aurait pour 45 minutes ou 1 heure d’attente. 

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« Je suis très fâchée, j’ai l’impression que ça a découragé des gens de voter », a confié la femme au téléphone. Avec de jeunes enfants à la maison, un lundi soir, pas question de tarder. « J’ai fait le choix de ne pas voter », a-t-elle déploré.

De mémoire, elle n’avait jamais vécu une attente aussi longue. « Je trouve ça choquant que dans la circonscription du premier ministre sortant, ce soit aussi mal organisé », a-t-elle lancé.

« Un moment donné, il y a eu un petit engorgement [au bureau de vote en question dans Papineau], mais rien de majeur », a dit à La Presse le conseiller régional médias d’Élections Canada Pierre Pilon. Il estime que des « périodes de pointe », notamment après les heures de travail, peuvent arriver. L’« attente normale » est estimée à une heure et moins, a-t-il précisé.