Transports collectifs, biodiversité, aménagement de l’espace, lutte contre les gaz à effet de serre : les partis ont été invités à débattre d’enjeux touchant l’environnement à Montréal, hier. Quatre défenseurs de l’écologie, candidats dans la métropole, ont participé au débat. Le Parti conservateur brillait par son absence.

Janie Gosselin Janie Gosselin
La Presse

Le fondateur d’Équiterre Steven Guilbeault a été la cible de ses adversaires politiques à quelques reprises, autant pour son passage au Parti libéral que pour le bilan du gouvernement sortant.

« Sur le pipeline, je ne suis pas d’accord avec mon parti », a répété M. Guilbeault, en réponse à une question de la candidate néo-démocrate de Ville-Marie–Le Sud-Ouest–Île-des-Sœurs, Sophie Thiébaut.

Le débat était organisé par la Maison du développement durable, le Conseil régional de l’environnement de Montréal et Trajectoire. Il comptait aussi le candidat bloquiste dans Laurier–Sainte-Marie, Michel Duchesne – qui affronte M. Guilbeault dans cette circonscription –, et le chef adjoint du Parti vert, Daniel Green, candidat dans Outremont.

Ce dernier a critiqué le projet du Réseau express métropolitain, un « bon concept », mais imparfait pour l’Est et l’étalement urbain, a-t-il dit. Selon M. Green, il est aussi « peut-être temps de repenser à nationaliser notre rail », a-t-il commenté, en réponse à une question sur la façon de favoriser le transport ferroviaire de passagers.

Les candidats ont été invités à s’exprimer sur des questions posées par l’animatrice du débat Florence Junca-Adenot, avant d’avoir l’occasion de se questionner entre eux et de répondre aux citoyens présents.

« Pollueur payeur »

M. Green a questionné Michel Duchesne sur la « péréquation verte » proposée par le Bloc québécois, lui demandant ce qui arriverait si l’Alberta diminuait ses émissions de gaz à effet de serre – réduisant les transferts potentiels d’argent au Québec. « C’est de la science-fiction », a répondu le scénariste et romancier. Le principe de « pollueur payeur » se veut une réponse plus musclée que la tarification du carbone aux problèmes de gaz à effet de serre, a-t-il souligné.

Steven Guilbeault a dit « être le premier à reconnaître qu’il faut faire plus et mieux » en matière environnementale, mettant en garde les électeurs contre un gouvernement conservateur. « On a déjà joué dans ce film-là », a-t-il commenté.

Les organisateurs ont dit avoir invité le Parti conservateur, qui a décliné l’offre.

Conseillère d’arrondissement, Sophie Thiébaut n’a pas tardé à comparer les libéraux aux conservateurs en raison de leur cible de diminution de production des gaz à effet de serre, que le NPD juge trop basse. « L’objectif du Nouveau Parti démocratique est de déclarer l’urgence climatique », a-t-elle souligné. Elle a rappelé l’intention de son parti de passer à une électricité 100 % sans émissions d’ici 2050.