(Québec) François Legault trouve « très spécial » que le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, affirme « qu’il est prêt à contester » la loi québécoise sur la laïcité « contre la volonté des Québécois ».  

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Le débat des chefs en anglais qui s’est déroulé lundi à Gatineau n’est pas passé inaperçu au bureau du premier ministre Legault, à Québec. Le premier ministre fédéral sortant, Justin Trudeau, s’est vanté hier qu’il est « le seul [chef de parti fédéral] qui a dit : oui, un gouvernement fédéral pourrait avoir à intervenir devant les tribunaux pour protéger les droits des minorités ».

« Je trouve ça assez spécial qu’un chef vienne dire qu’il est prêt à contester la volonté populaire des Québécois », a déploré M. Legault, mardi, rappelant qu’un sondage indique que 70 % des Québécois approuvent sa loi.  

Au débat des chefs, lundi, une journaliste et modératrice a également demandé au leader néo-démocrate Jagmeet Singh s’il s’abstiendrait d’intervenir pour permettre à une province de « discriminer » certains citoyens.  

Interpellé sur la formulation de cette question, lundi, le premier ministre François Legault a invité la journaliste « à lire la loi », mais s’est abstenu de formuler d’autres commentaires. « Les journalistes ont toujours raison… », a-t-il dit avec ironie avant de passer à un autre sujet.