Le candidat libéral dans la circonscription montréalaise Laurier-Sainte-Marie a dressé samedi matin le bilan environnemental de son parti. Steven Guilbeault a cependant refusé de se prononcer sur le projet du troisième lien à Québec ou sur d’éventuels nouveaux pipelines sous un gouvernement libéral.

Janie Gosselin Janie Gosselin
La Presse

« Nous avons maintenant au Canada un processus d’évaluation environnementale robuste, qui fera une évaluation correcte – et non pas bâclée comme à l’époque de Stephen Harper – des projets, où on évaluera les impacts environnementaux de tout type de projet, et suite à cette évaluation-là, nous prendrons des décisions éclairées », a-t-il dit, en réponse à une question sur d’éventuels nouveaux projets de pipelines.

Le fondateur d’Équiterre s’est à plusieurs reprises dit en désaccord avec le projet d’agrandissement de l’oléoduc Trans Mountain, auquel le gouvernement de son chef, Justin Trudeau, a donné le feu vert après son acquisition.

Quant au projet de troisième lien à Québec, Steven Guilbeault a dit souhaiter une « étude environnementale sérieuse ». « Une fois qu’on aura fait ça, on va être en mesure de prendre des décisions éclairées. Présentement, on n’est pas en mesure de faire ça », a-t-il souligné, refusant de se prononcer pour ou contre.

Le candidat libéral a dénoncé les « attaques » du chef du Bloc québécois à son endroit. Yves-François Blanchet a affirmé, en entrevue à QUB avec Benoit Dutrizac, que Steven Guilbeaut était « pour le Suroît », le projet de construction de centrale thermique abandonné en 2004. « M. Blanchet a menti aux électeurs, il a menti aux Québécois et aux Québécoises », a tonné M. Guilbeault, soulignant qu’il n’avait « pas de leçons à recevoir en matière de protection de l’environnement » du chef bloquiste.

Un sondage Mainstreet publié samedi dans Le Soleil donnait 40 % des intentions de vote au bloquiste Michel Duchesne dans Laurier–Sainte-Marie, contre 35 % pour M. Guilbeault, en perte de vitesse par rapport à un autre sondage réalisé en septembre.

Le candidat libéral a refusé de commenter ces résultats. « Je n’ai commenté aucun sondage, je ne suis pas un expert sur la question des sondages », a-t-il réagi. Il estime par contre que son équipe et lui ont rencontré « plusieurs milliers de personnes » au cours des dernières semaines.

Il s’est dit fier du bilan environnemental du Parti libéral du Canada, malgré les critiques. Il a rappelé les engagements environnementaux de son parti d’être carboneutre d’ici 2050 et de planter 2 milliards d’arbres, notamment.