Les militants anticapitalistes se préparent pour un week-end agité à Toronto. En marge du G8 et du G20, près de 800 Québécois, selon eux, devraient participer aux manifestations contre le capitalisme, qualifié de «système d'exploitation injuste, inhumain et meurtrier».

Anabelle Nicoud LA PRESSE

Aujourd'hui, quelques porte-paroles de La Convergence des Luttes Anticapitalistes de Montréal (CLAC2010) faisaient le point sur la situation à cinq jours du début des rencontres. «Le G20, c'est une occasion pour se rassembler et montrer qu'ici aussi, au Canada, même si on est un pays bourgeois, nous ne sommes pas d'accord avec le G20», dit Charles Normandin, 22 ans.

La CLAC regroupe des organismes préoccupés par des causes aussi diverses que variées -les droits des autochtones, des minorités, des réfugiés, des femmes, etc-. Aux côtés de militants canadiens, ils prendront part à un campement urbain et à des manifestations syndicales et anticapitalistes samedi. Ils tenteront aussi de mettre à terre la clôture érigée  autour du Palais des congrès de Toronto.

Quatre cent personnes devraient se rendre en bus à Toronto, et 400 militants feront le déplacement en voiture. «On s'attend à des manifestations énormes, c'est normal, le G20 est un événement d'une ampleur incomparable», dit Danie Royer, 27 ans.

Les sommets du G8 et du G20 font l'objet d'un déploiement de sécurité sans précédent. Un milliard de dollars aurait été dépensé à cet effet. Les militants anticapitalistes ne croient toutefois pas que les manifestations justifient ces dépenses exceptionnelles.

«Avant même que nous ayons prévu d'y aller, il y avait déjà le discours de faire quelque chose de sécuritaire. Donc, qu'on fasse n'importe quoi, ils vont en mettre quand même. Ces dispositions sont quand même disproportionnés», dit Mathieu Francoeur, 36 ans.

Le départ organisé par la CLAC pour Toronto aura lieu vendredi matin à 6heures devant l'Université Concordia.