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Le chef libéral critiqué par un de ses députés

Des travailleurs de l'industrie de l'automobile se sont... (Photo: La Presse Canadienne)

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Des travailleurs de l'industrie de l'automobile se sont dits inquiets de voir la Chambre des communes fermer ses portes pour les six prochaines semaines. Ici, la masse symbolique est retirée de la Chambre des communes à Ottawa après la décision de la gouverneure générale de proroger le Parlement.

Photo: La Presse Canadienne

(Ottawa) Un premier député libéral a critiqué publiquement son chef Stéphane Dion, quelques heures à peine après que la gouverneure générale eut accordé la prorogation du Parlement au premier ministre Stephen Harper.

Jimmy Karygiannis, perçu comme un électron libre au sein du caucus libéral, est sorti en trombe de la réunion de son parti, hier après-midi, et a livré aux journalistes postés dans le corridor une critique acerbe de M. Dion.

Selon lui, la coalition formée du PLC et du NPD, et appuyée par le Bloc québécois, est carrément menacée aussi longtemps que Stéphane Dion sera à sa tête.

«La coalition, de la manière dont nous allons, elle ne survivra pas, a-t-il lancé. Nous avons quelqu'un qui ne communique pas et quelqu'un qui communique.»

M. Karygiannis a entre autres montré du doigt la performance du leader libéral lors de sa réponse au discours à la nation du premier ministre Harper, mercredi soir. Les libéraux ont remis en retard aux réseaux de télévision un enregistrement, qui de surcroît, était de mauvaise qualité.

«Nos communications sont terribles. On l'a vu hier soir, qu'est-ce que je peux dire de plus. Si vous ne gagnez pas la bataille des ondes, vous n'allez nulle part», a tranché le député ontarien.

Ses déclarations n'ont pas eu un écho aussi retentissant chez ses collègues. À leur sortie du caucus, la plupart ont préféré livrer un message d'unité. De son côté, le député de la Colombie-Britannique Ujjal Dosanjh a renvoyé la balle aux hautes instances du parti. «Il n'y a à ce stade-ci aucune procédure pour se charger de lui, autre que la convention prévue en mai», a-t-il dit. «À moins que le caucus et l'exécutif national n'en viennent à un consensus.»

Interrogé à ce sujet, un porte-parole de l'exécutif du Parti libéral a expliqué qu' «en cas de démission subite, l'exécutif national du PLC, après consultation avec le caucus, a le mandat de choisir un chef par intérim».

Stéphane Dion a par contre nié que son poste de chef libéral par intérim soit en danger. «L'appui pour mon leadership est très fort pour les prochains mois», a-t-il dit. Il a par contre reconnu que sa performance de la veille à la télévision nationale l'avait embarrassé. «Nous allons travailler à améliorer ce qu'il y a à améliorer», a-t-il promis.

L'un des candidats à sa succession, Michael Ignatieff, a lancé un appel à l'unité du parti. «Pour changer la politique du gouvernement, nous devons avoir une unité absolue du caucus libéral afin que M. Harper repense sa politique avant le 26 janvier», a-t-il déclaré. «Les propos de M. Karygiannis sont très décevants», a-t-il conclu.




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