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Une pression excessive des parents

Caroline Auger et son fils Charles Gilbert, à... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Caroline Auger et son fils Charles Gilbert, à l'aréna Cité des Jeunes à Vaudreuil-Dorion.

Photo: André Pichette, La Presse

Caroline Auger

L'année 2005 a été une année marquante dans ma culture de maman d'un petit garçon qui avait débuté son développement dans une équipe de hockey locale. Charles avait 4 ans. À sa demande d'y jouer, nous avions accepté de l'inscrire.

Dès l'initiation (1re année de hockey), des comportements excessifs de certains parents ressortaient. Quelle ne fut pas ma surprise devant une réalité aussi triste! Ayant moi-même trois frères qui jouaient au hockey sur la patinoire arrière de notre maison, je n'avais pas fait connaissance avec la culture des arénas! Des enfants de 4 ans, réunis sur une glace pour s'amuser, pour apprendre les bases de ce sport d'équipe, je dis bien d'équipe, étaient déjà confrontés à la pression de leurs parents. Quel gâchis! Certains, à travers leur rejeton vêtu d'un uniforme de hockey, réalisaient un rêve.

 

Heureusement pour mon petit homme de 4 ans, son papa s'est impliqué à titre de bénévole. D'une autre perspective, il était en mesure de réaliser l'ampleur de la folie du hockey chez certains entraîneurs à l'égard des enfants en général, mais particulièrement envers leur progéniture.

Vous savez, pour être bénévole, une vérification des antécédents judiciaires est faite. Par contre, devant cette réalité qui démontre la folie présente dans ce milieu d'enfants, je crois sincèrement qu'un questionnement s'impose concernant les comportements humains observés. Devant tout ce ridicule, il faut agir! L'image des arénas changerait peut-être. Certains enfants exploiteraient probablement davantage leur potentiel sans toute cette pression négative. Nous pouvons supposer un tas de possibilités, mais une chose est certaine, il reste beaucoup de travail à faire en plus des affiches qui rappellent le code de vie privilégié dans les arénas.

Depuis, on peut quand même me voir assise en retrait, loin de la folie, observant cette situation désolante en disant, lorsque j'en ai l'occasion, que la fréquentation des arénas ne manquait pas à ma culture! Des gens me sourient, d'autres trouvent que j'exagère, mais à la vue de ces belles joues rouges et de ces magnifiques sourires, je continue de croire que ce sport peut encore être beau comme ces jeunes joueurs sur la glace qui ne demandent qu'à s'amuser, qu'à être des enfants!

De plus, mon petit homme, âgé de 8 ans maintenant, aime que j'assiste à ses parties. Pourquoi me priverais-je de le voir s'épanouir alors qu'il est si heureux sur la glace?

De son côté, mon mari est toujours impliqué, droit et honnête, présent pour l'ensemble des joueurs. Il défend ardemment son point de vue afin que l'équité et la justice règnent dans son équipe. Chaque enfant a un rôle à jouer. Chacun, grand comme petit, a quelque chose à apprendre dans la victoire comme dans la défaite. N'est-ce pas là la beauté du sport d'équipe? N'est-ce pas cet aspect du jeu qui est souvent oublié? L'enfant se sentira perdant si on le lui fait sentir. À l'inverse, il a tout à gagner s'il est valorisé pour ce qu'il est avec ses forces et avec ce qu'il peut améliorer.

L'auteure de la lettre de la semaine, Caroline Auger, recevra une copie laminée de cette page.

Caroline Auger

L'auteure réside à Vaudreuil-Dorion.

 




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