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Les clubs privés encore bien de leur temps

Il y a quelques jours, à la suite d'un article paru dans La Presse qui portait... (Archives La Presse)

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Archives La Presse

François Goyette

Il y a quelques jours, à la suite d'un article paru dans La Presse qui portait sur la vente de l'immeuble du Club Saint-Denis, la columnist Sophie Cousineau s'est demandé, dans son blogue, si les clubs privés n'avaient pas fait leur temps.

La réponse simpliste à cette question serait de dire que si les clubs privés n'avaient plus leur pertinence, ils auraient déjà disparu. En fait, les clubs privés, tels que le mythe populaire les entrevoit encore parfois, sont effectivement disparus. Ces clubs vieillots, la plupart du temps réservés aux hommes seulement, accessibles uniquement à leurs membres et à leurs invités triés sur le volet, où un code vestimentaire très strict devait être observé - souvent avec cravate aux couleurs de la maison - et où l'on pouvait observer des messieurs enfoncés dans leur fauteuil lisant leur journal et tirant sur un énorme cigare, n'existent plus que dans les romans de genre ou dans les films de James Bond.

À Montréal, on compte encore plusieurs clubs qu'on appelle « clubs privés de ville ». Ils demeurent en activité parce qu'ils ont su s'adapter à l'évolution rapide de notre société, sans diminuer la qualité de leur service, ni perdre les traditions qui ont fait leur renommée. En plus d'assurer un service personnalisé d'exception, les plus dynamiques se sont dotés, par exemple, d'équipements de pointe pour répondre plus efficacement aux besoins de réunion de leurs membres. Plusieurs ont assoupli leurs règles, particulièrement en ce qui a trait au code vestimentaire.

Toutefois, il est vrai que les clubs privés, tout comme l'hôtellerie, la restauration, sentent la pression de l'exceptionnelle crise économique que nous vivons maintenant. Mais il ne fait aucun doute que la très vaste majorité des clubs privés de ville montréalais vont savoir traverser la présente crise, tout comme ils ont su le faire au début des années 1980, puis 1990. Pourquoi ? Parce que les membres tiennent à leurs clubs et parce que les clubs répondent à un besoin.

Au-delà du sentiment d'appartenance, au-delà de l'intérêt de développer ou de maintenir des réseaux d'affaires, les clubs privés permettent des rencontres d'affaires dans un environnement discret, ce que ne favorisent généralement pas les restaurants, surtout lorsqu'on se retrouve à plus de trois ou quatre. Ils permettent aussi la tenue de réunions dans un environnement chaleureux qui se rapproche plus d'une extension du bureau que ce que proposent généralement les hôtels dans un cadre plus anonyme.

Autre avantage qu'offrent difficilement la restauration ou l'hôtellerie à une clientèle d'affaires appelée à voyager fréquemment, ce sont les affiliations à des clubs privés similaires dans la plupart des grandes villes du monde. En toute tranquillité d'esprit, un membre peut ainsi donner rendez-vous à ses correspondants dans un lieu où il aura l'assurance d'un service de qualité dans un cadre où la discrétion est souvent une priorité absolue.

Le Club Saint-James, le plus ancien club privé de Montréal, ayant été fondé en 1857, s'enorgueillit d'un membership de grande qualité qui compte tout autant des gens d'affaires bien établis que ceux des générations montantes. Signe indéniable que nous répondons bel et bien à un besoin.

Non, les clubs privés n'ont pas fait leur temps. Ils font AVEC le temps.

L'auteur est président du Club Saint-James.




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