On le redoute. On l'entend. On le voit partout. Le terrorisme frappe aujourd'hui à nos portes, dans nos villes. Devrions-nous le craindre ? Ou mieux, peut-on stopper ce fléau qui fait rage depuis trop longtemps ? Selon moi, oui il faut le craindre. Nous débarrasser de cette crainte est plus qu'une possibilité, c'est un devoir.

Je crois que la solution ne réside pas dans la surveillance de masse ou dans les frappes aériennes menées en Syrie. Déjà, prenons l'exemple des tragiques événements du 13 novembre, à Paris. Les suspects étaient surveillés, suspectés par les autorités et pourtant, ils ont pu commettre leurs actes. Pourquoi ? Parce que trop d'individus sont surveillés en même temps. Nous n'avons plus les capacités de surveiller tout le monde.

Du côté de la Syrie, malgré les frappes aériennes de la coalition internationale, ce sont environ 30 000 djihadistes étrangers volontaires qui sont venus gonfler les rangs du groupe État islamique (EI). Malheureusement, l'organisation ne compte pas seulement sur ses soldats étrangers. Comme le rapportait récemment Le Parisien, l'EI forme déjà ses futurs soldats. Les femmes recrutées sont en vérité destinées à enfanter. Ces enfants, dès le berceau, sont influencés, éduqués pour servir les intérêts de l'organisation.

Dans ce cas, où est la solution ? Selon moi, dans la prévention, dans l'éducation, dans la sensibilisation chez nos jeunes, dans l'arrêt total du flux des étrangers volontaires qui rejoignent les groupes radicaux. Imaginez l'EI privé de ses soldats étrangers qui ne se compteraient pas par milliers. Imaginez-le sans ses enfants qu'ils prédestinent pour joindre ses rangs ou sans nos propres jeunes.

Bref, ne pas craindre le terrorisme, c'est sous-estimer son importance. Pour le stopper, il faut agir non pas par la force ni par vengeance, mais avec intelligence parce que nous, la prochaine génération, ne voulons pas hériter d'une guerre, mais d'une paix durable.