Courrier des lecteurs : les fiers-à-bras de la FTQ

L'entrepreneur Normand Pedneault a affirmé que ses frères... (Photo La Presse)

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L'entrepreneur Normand Pedneault a affirmé que ses frères ont été tabassés et intimidés sur des chantiers de construction.

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Syndicalistes, où êtes-vous ?

Je m'adresse à vous en tant que citoyenne, retraitée, ancienne syndiquée de la fonction publique, engagée et profondément soucieuse de l'avenir de notre société. J'aimerais bien comprendre pourquoi vous ne vous manifestez pas dans cette commission. Pourquoi vos dirigeants sont-ils les seuls à s'exprimer? Et quand ce sont des opposants, pourquoi ne les appuyez-vous pas? Où êtes-vous? N'avez-vous pas honte de la réputation qu'on vous fait, d'être payés comme des «quêteux» sans travailler? Comme travailleurs de la FTQ, n'avez-vous jamais manifesté contre les entrepreneurs qui recueillent l'argent public sans en donner une contrepartie équitable? Que faites-vous de la solidarité, des gens qui sont devenus pauvres, tout en travaillant, ou qui n'ont pas pu trouver de travail parce qu'ils n'avaient pas de «protection» ? J'ai franchement honte pour vous et pour tout ce Québec sans coeur et tout à l'argent.

Ghislaine Lapierre, Laval

Le déni

J'ai été choquée des propos de l'avocat de la FTQ-Construction, Me Robert Laurin, en contre-interrogatoire de l'entrepreneur M. Normand Pedneault devant la commission Charbonneau. Après avoir entendu le témoignage émouvant de cet homme relatant les gestes d'intimidation et de vandalisme des gros bras du syndicat dont ont été victimes ses deux frères, Me Laurin se présente et ajoute: «Je représente vos amis.» Humour plus que douteux, geste d'intimidation, ou les deux, qui sait? Quoi qu'il en soit, ces paroles sont indignes d'un professionnel. Je comprends bien qu'il ait un mandat à réaliser, mais la fin ne devrait jamais justifier les moyens. Sur le fond, «l'avocat» de la FTQ n'a rien trouvé de mieux que d'interroger le témoin sur des vétilles, alors que celui-ci venait de décrire des gestes inacceptables après des menaces téléphoniques. Tant que la FTQ-Construction et ses représentants se réfugieront dans le déni, rien ne va changer.

Johane Poirier, Gatineau

J'ai honte

Lorsqu'en 1979, avec en poche un baccalauréat en relations industrielles, j'ai choisi de m'orienter vers le syndicalisme pour me réaliser professionnellement, j'aspirais à mettre au service des travailleurs mes connaissances, mes aptitudes, ma passion pour les valeurs nobles que sont la justice et le respect. Quand j'entends les témoignages d'entrepreneurs qui viennent exposer comment ils se sont fait intimider, menacer, brutaliser par des fier-à-bras représentant des syndicats reconnus, j'ai honte. Je suis profondément convaincue que plusieurs ont, comme moi, choisi la voix syndicale pour défendre le droit à la dignité, à la juste reconnaissance de la valeur du travail et non pour adopter de viles méthodes basées sur la violence et la peur. Les centrales, qui ont permis que de tels régimes de terreur se développent, en portent la responsabilité. Les politiciens, les personnes en autorités, les simples citoyens qui savaient, qui ont gardé le silence et tourné le dos à cette intimidation sont tout aussi complices d'avoir laissé toute la place à des crapules, à des fier-à-bras et à des salauds. Quelle honte!

Marcèle Lamarche, Montréal




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