La réalité de la surpopulation à l'école primaire Charles-Bruneau est celle d'une grande proportion d'écoles au Québec. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui ont amené la Commission scolaire Marie-Victorin à réévaluer dès 2008 la capacité d'accueil et le territoire de ses écoles par un plan d'organisation scolaire de cinq ans basé sur les données démographiques, les prévisions d'élèves du ministère de l'Éducation et les nouveaux développements résidentiels, dont ceux de la ville de Brossard.

Publié le 21 janv. 2013
Lucie Désilets et Raynald Thibeault <br><i>Les auteurs sont respectivement présidente et directeur général de la Commission scolaire Marie-Victorin</i> LA PRESSE

>>> Les auteurs réagissent à l'opinion de Mélanie Dugré intitulée «À vol d'oiseau», qui a été publiée mardi dernier.

La commission scolaire est consciente depuis longtemps du développement de Brossard et de la nécessité d'y aménager une école. Nous avons de bonnes raisons de croire que nous atteindrons bientôt notre but puisque le dossier d'une nouvelle école a été bien compris par ministère. Nous sommes en attente d'une réponse qui permettra ensuite de conclure les démarches avec la Ville de Brossard quant à sa localisation.

En 2010, la décision des commissaires d'ouvrir une annexe à l'école Charles-Bruneau qui accueillerait des élèves du préscolaire des écoles de Brossard s'est prise de concert avec les conseils d'établissement. Bien qu'elle soit située dans la ville voisine, cette annexe se trouve à six kilomètres de l'école Charles-Bruneau. Il était donc naturel d'accepter la demande des parents d'offrir le transport scolaire, entre l'école et la maison, matin et soir.

Afin d'éviter que les parents aient à faire des arrêts à deux écoles différentes, les commissaires ont, encore une fois, écouté le conseil d'établissement et convenu que les enfants d'une même famille fréquenteraient une seule école. Nous avons ainsi dérogé à notre politique en vigueur pour répondre favorablement à cette demande, en prévoyant toutefois une mise en application d'un an pour l'évaluer. Rien ne laisse croire, pour l'instant, que celle-ci ne pourra pas être appliquée dans les années à venir... en attendant une nouvelle école!

Une commission scolaire ne possède pas le droit de déplacer un enfant de son école de quartier selon un calcul «à vol d'oiseau». Lorsqu'une situation telle que vécue à Brossard se produit, le transfert des élèves est basé sur un calcul précis et équitable des distances, en tenant compte d'un temps de déplacement raisonnable.

Enfin, nos décisions doivent tenir compte de plusieurs impondérables (par exemple, une baisse des ratios), aussi sont-elles toujours prises avec rigueur et vision, en considérant le point de vue des milieux et, surtout, le meilleur intérêt de l'enfant.