Diversion

CYBERPRESSE

Diversion

Pendant que toute l'attention des médias est concentrée sur les manifestations des étudiants et des casseroles, le gouvernement fédéral modifie sans consultation les conditions de l'assurance-emploi. Les répercussions du projet de loi C-38 seront très néfastes pour la grande majorité des travailleurs canadiens. Mais l'attention est ailleurs...

- Richard Nault, Sainte-Sophie



Protéger le tourisme


Ce n'est pas parce que le gouvernement Charest demande une rencontre avec les étudiants qu'il souhaite pour autant leur bien. Il n'y a rien de plus faux. La véritable raison demeure la sauvegarde de la saison touristique, car les visiteurs annulent leur séjour, autant à Québec qu'à Montréal. Cela a de graves répercussions sur la vente des billets de spectacles à un point tel que les festivals accusent un sérieux retard. M. Charest, par surcroît, désire protéger le Grand Prix de Montréal et ses revenus de taxes. Entre vous et moi, c'est drôle de voir qui le premier ministre désire protéger ou pas!

- Simone St-Laurent

Le sens de la communauté

Je ne suis pas étudiant. Je ne m'intéresse pas à la question des droits de scolarité. Mais j'ai maintenant un besoin viscéral de participer aux manifestations. D'où peut bien provenir un tel sentiment? J'avais perdu le sens de la communauté et je l'ai retrouvé. Je ne voyais pas d'espace public et j'en ai vu un. La question est plus grande et oppose une génération qui tarde à laisser la place à la suivante.

- François Tremblay, Montréal

Le roi est nu

Afin de retrouver la paix sociale, il nous faut travailler à convaincre M. Charest de démissionner. Cet homme a fait assez de mal depuis qu'il détient le pouvoir. Je demande aux membres du Parti libéral, dont je suis loin de partager les idées, de finalement remercier M. Charest. Car contrairement à beaucoup de citoyens, tous partis confondus, M. Charest semble le seul à ne pas réaliser que le roi est nu et n'a plus aucune crédibilité. Sa démission est le premier pas afin de retrouver la paix dans la province. Nous méritons mieux que cet homme qui nous enfonce de plus en plus dans la médiocrité.

- Jean Chenay, Sherbrooke