Selon toute vraisemblance, des élections fédérales seront déclenchées d'ici la fin de la semaine. Le budget Flaherty justifie-t-il le renversement du gouvernement Harper? Le gouvernement minoritaire conservateur ayant été élu il y a maintenant plus de deux ans, le temps était-il venu d'aller aux urnes?

Mis à jour le 24 mars 2011
CYBERPRESSE





MERCI DE NOUS AVOIR FAIT PARVENIR VOS COMMENTAIRES

Des élections à date fixe

Depuis deux mois, il s'est dépensé beaucoup d'encre sur l'éventualité d'élections fédérales. J'ai vu de nombreuses analyses savantes sur cette possibilité. Or, le déclenchement d'élections se fait toujours pour deux raisons: la situation économico-politique intérieure et les sondages politiques. Ce n'est pas du cynisme. Dans toutes les démocraties occidentales, ce sont les facteurs intérieurs qui déclenchent ou pas des élections et les sondages dictent à quel moment il faut déclencher des élections pour les gouvernements en place. Il faudrait des élections à date fixe pour éviter ces manipulations. Le gouvernement Harper veut des élections au mois de mai. Point à la ligne. Pourquoi? Il ne veut pas rater cette occasion, certes fragile, de former un gouvernement majoritaire. La situation économique est plutôt stable et le Parti conservateur, selon les sondages, ferait une grosse percée en Ontario. Dans les faits, la situation politique se présente comme ceci: au Québec, les citoyens son très peu enclins, avec raison, à voter pour un gouvernement essentiellement de droite et très idéologique. Du côté du Canada anglais, la réponse est moins claire? Espérons que la perspective d'un gouvernement Harper majoritaire fera réfléchir le ROC. Ceux qui pourraient s'apprêter à voter pour un gouvernement conservateur qui se moque des institutions démocratiques et qui est un va-t-en-guerre irréductible doivent y penser à deux fois.

Jean Archambault, Montréal

* * *

Quatre fois en sept ans

Et voilà! Début mai, nous irons encore une fois aux urnes bien malgré nous. Quelque 1,2 milliard de dollars... c'est ce que nous aurons coûté ces quatre élections. Naturellement, Stephen Harper dira qu'il n'a pas provoqué cette campagne électorale. Foutaise! Comment expliquer alors que son gouvernement accorde 3 milliards de dollars en subventions aux banques et aux pétrolières et des peccadilles à la population? Il savait très bien que le NPD, entre autres partis, ne pourrait appuyer un tel budget. Au Québec, le Bloc québécois saura, sans l'ombre d'un doute, tirer son épingle du jeu et fera peut-être même des gains dans la région de la Vieille capitale. Le NPD pourra aussi ajouter de nouveaux élus à son organigramme québécois. Le grand perdant dans ce futur scénario sera, selon moi, le chef du PLC, Michael Ignatieff, pour qui il semble difficile de percer dans les sondages. Son image et son charisme sont ternes et son manque de fougue le conduira à sa perte. Or, qu'adviendra-t-il au lendemain de ce scrutin? Nous allons probablement nous retrouver encore une fois avec un gouvernement conservateur minoritaire et deux partis de l'opposition, le NPD et le PLC, qui devront se trouver de nouveaux chefs. Tout cela pour la bagatelle de 300 millions de NOS dollars.

Jean Bottari, Saint-Mathias-sur-Richelieu

* * *

Des élections nécessaires

Ces élections me semblent bien nécessaires. Le gouvernement conservateur est en fort sérieux déficit au plan de l'éthique. Il ne mérite tout simplement plus de gouverner. Pour le reste, ce sera le jeu de la démocratie. Et dans des élections, tout peut arriver. Les risques, de prime abord, me semblent surtout élevés pour les libéraux. Qui vivra verra! Le temps est toutefois venu de passer aux urnes. Mais j'irai voter sans grand enthousiasme.

Michel Lebel

* * *

Pourquoi encore des élections?

Le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty a présenté l'un des budgets les plus minces, qui a été immédiatement rejeté par les trois partis d'opposition. Ce budget ne comportant pas de mesures importantes, il va s'en dire que le gouvernement planifiait,  depuis longtemps, le refus des partis d'opposition. Avec ce budget, le gouvernement conservateur de Stephen Harper démontre clairement le mépris qu'il a toujours eu envers la classe moyenne et son fort penchant envers les plus nantis de la société avec ses réductions d'impôts aux entreprises. Nous irons donc aux urnes au début de mai, une quatrième fois depuis 2004, pour une dépense d'environ 300 millions de dollars, soit le prix d'un nouvel amphithéâtre. Qu'est-ce qui changera avec cette élection fédérale? Un nouveau budget au mois de mai? Ce sont les mêmes partis politiques en place, avec les mêmes chefs, sauf pour le parti libéral, l'absence d'un plan de lutte au déficit, des dépenses élevées pour des avions militaires, des mégas-prisons et presque rien pour Québec. Nous aurons donc un gouvernement minoritaire conservateur ou libéral avec une opposition officielle qui aura besoin d'un autre parti pour l'appuyer. Pourquoi pas des élections à date fixe, sans possibilité de défaire le gouvernement?

Jocelyn Boily, Québec

* * *

Pour du vrai changement

Si tous les Canadiens veulent vraiment du changement, ce n'est vraiment pas difficile. Il s'agit tout simplement de voter pour le NPD. Là, nous aurions un vrai changement. Et nous serions débarrassés de ce gouvernement qui est arrogant, condescendant et qui se moque du le peuple. Pour du vrai changement, c'est le NPD.

F. Tardif

* * *

Un milliard en quatre ans

Les trois partis de l'opposition sont en désaccord complet avec la proposition de budget du gouvernement de M. Harper. Plutôt que de nous revoir pour la quatrième fois en sept ans, dépenser 250 millions de dollars dans une élection générale, pourquoi ne pas faire preuve d'imagination? Le gouverneur général du Canada pourrait demander à MM. Ignatieff, Duceppe et Layton de former un gouvernement en triumvirat, de proposer un budget et de gérer le pays dans l'intérêt supérieur de tous les Canadiens. Cela nous donnerait enfin l'occasion de voir de quel bois ils se chauffent. Car au fond, si nous y pensons bien, il est fort possible que le prochain gouvernement soit encore minoritaire. Un milliard en quatre ans pour jouer à la chaise musicale, c'est chèrement payé. Pourquoi ne pas innover?

Charles Foucault, Salaberry-de-Valleyfield

* * *

Quel contribuable veut de nouvelles élections?



Quelles améliorations y aura-t-il dans un nouveau partage des sièges, lequel, plus que probablement, sera une nouvelle fois un gouvernement minoritaire? Encore une fois, le Québec n'aura aucun poids décisionnel à Ottawa avec les bouffons du Bloc qui s'accumulent des pensions. Il n'y aura que du désabusement de l'électorat.

Andrée Allard

* * *

Il n'y a pas d'autres solutions

Comment appuyer un budget qui donne trois milliards de baisses d'impôts aux banques et aux pétrolières et saupoudre des miettes au peuple tout en mettant la hache dans les programmes sociaux? Comment appuyer un gouvernement incompétent et arrogant au service de la haute finance et qui ne se préoccupe que d'investir des milliards dans la défense nationale et dans les prisons. Le peuple canadien aura la chance dans les prochaines semaines de se débarrasser du pire gouvernement et du plus mauvais premier ministre de son histoire.  Nous aurons la chance d'en choisir un autre, profitons-en; le peuple canadien mérite mieux que ce Harper de malheur.

Fernand Turbide

* * *

Qui choisir?

Oui, je crois qu'il serait temps de remettre à sa place ce gouvernement minoritaire qui se conduit comme s'il était majoritaire. Cependant, par qui allons-nous les remplacer, car il n'y a personne aux Communes qui soit vraiment un leader.

Gilles Morin