Dans une étude percutante, le Conference Board dresse un portrait très sombre des finances publiques du Québec. D'ici 20 ans, la taxe de vente québécoise devra progressivement être augmentée à presque 20%, sans quoi le déficit annuel pourrait grimper jusqu'à 45 milliards $ si le niveau actuel des services est maintenu. Le vieillissement de la population limitera le potentiel de croissance des revenus tout en faisant exploser les coûts en santé. Alors, que préférez-vous : une réduction de services ou une hausse constante de la taxe de vente ? Avez-vous d'autres solutions pour revenir à l'équilibre budgétaire ?                                                      

Mis à jour le 20 nov. 2010
CYBERPRESSE

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Une mauvaise question

Une question pour le moins étrange, ambivalente. Quel est l'objectif poursuivi par le questionneur? Discréditer le Parti libéral aux dépens des autres partis? Personnaliser encore davantage le débat autour de la personne de Jean Charest?  "Découvrir " le cynisme de la population qui renvoie dos-à-dos toute la classe politique ? Bref, une mauvaise questionposée!

Michel Lebel

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Charest est dépassé

Difficile à dire et difficile aussi de penser que les autres partis auraient fait mieux! Il faut une commission d'enquête pour mettre d'abord à plat le problème du financement des partis politiques, la construction et la politique municipale.

Ensuite, s'il le faut mettre en place une commission anti-mafia qui va étudier, définir des stratégies de lutte contre la pieuvre et des lois avec plus de mordant (Mafia = tolérance zéro!).

Jean Charest est dépassé par les événements, il est figé dans ses contradictions et prisonnier de la vacuité manifeste de son programme politique; l'opposition devra en profiter pour nous proposer des réformes de fond à caractère consensuel et non partisan.

C'est un choc pour nous, vos lecteurs; on n'imaginait pas que le Québec était à ce point "siphonné" par des mafiosi analphabètes, arrogants et prétentieux!

Le gouvernement doit aller chercher l'argent qu'ils nous ont volé, confisquer tous leurs avoirs et les chasser du pays; on n'en veut pas des mafiosi pas plus que d'une autre criminalité à caractère ethnique ou non (gangs de rue, ndrangheta, triades etc....) !

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Que d'illusions?

Lorsque le magazine Maclean's titrait à la une que le Québec est la province la plus corrompue, la levée de boucliers n'a pas tardé. Toutes les formations politiques de façon unanime et solidaire ont condamné cette affirmation.  Les Jean Charest et Pauline Marois étaient, pour une rare fois du même avis. Quelques semaines plus tard nous voici en pleine crise et par sa demande de censure envers le gouvernement, Madame Marois donne, semble t-il, raison à Maclean's. Sinon à quoi bon cette mesure extrême afin d'exiger une enquête publique? Enquête avec laquelle environ 80% de la population est d'accord et dont seul les membres du PLQ ne veulent pas.

Il est difficile d'affirmer avec exactitude que les allégations de corruption seraient plus ou moins nombreuses sous un gouvernement péquiste ou adéquiste. Par contre force est d'admettre que le gouvernement du PLQ semble être de façon perpétuelle en mode défensif. Pas une semaine ne se passe sans que nous n'entendions parler, via les médias et les journalistes d'enquête, de soupçons, favoritisme, enveloppes brunes (ou blanches) bourrées d'argent, et d'allégations qui touchent directement ou indirectement le gouvernement de Jean Charest. Cet homme qui dirige nos destinées depuis les sept dernières années est le même homme qui à reçu 75 000$ du PLQ durant dix ans avant que les membres du parti n'en soient informés via les médias. Seule cette révélation aurait fait de moi un mécréant n'ayant plus aucune confiance envers cet homme. Pis encore. Certains élus du PLQ nous ont révélés être obligés de récolter un minimum de 100 000 en dons au parti dans chacune de leur circonscriptions. Et si l'élu n'atteint pas ce minimum, que lui arrive t-il? Le député en question sera-t-il tout de même nommé à un prestigieux poste de ministre ou sera-t-il relégué aux arrières bans de l'Assemblée nationale ? Ce qui est le plus déplorable c'est que pendant que les politiciens se chamaillent et les allégations fusent de toutes parts notre province est immobile et le cynisme populaire face aux élus augmente sans cesse. Pendant que les personnes en qui nous avons remis notre confiance, tant au municipal qu'au provincial se parlent par avocats interposés et via les mises en demeure et les poursuites qui frôlent le million de dollars. Pendant que les travaux sur nos infrastructures coûtent de 20 à 30%  de plus que nos voisins canadiens, nous chialons sur toutes les tribunes mais demeurons tout aussi immobiles et amorphes que nos hommes et femmes politiques. Et moi qui étais si fier d'être né dans cette belle province pleine d'avenir et qui osaistse qualifier de démocratique. Que d'illusions. N'est-ce pas? 

Jean Bottari St-Mathias-sur-Richelieu

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Du pareil au même

Je crois que la politique a besoin de sang nouveau... Le PLQ ou le PQ, c'est du pareil au même, de vieux politiciens qui connaissent toutes les manières possibles, imaginables et inimaginables, de déjouer le système, de faire de la magouille et de jeter de la poudre aux yeux... Il faut donner la chance à de nouveaux partis politiques, en instaurant de nouvelles mesures comme celles qu'il y a ailleurs dans le monde: pas plus de deux mandats consécutifs, sabrer rigoureusement toutes les mesures d'incitation à la dépense ainsi que les doubles indemnités pour certains fonctionnaires, et supprimer tous les bonus accordés aux dirigeants des organismes gouvernementaux, puisqu'ils sont déjà grassement payés pour leur travail... L'ADQ aurait certainement commis quelques impairs mais n'aurait pas pu faire pire que le gouvernement actuel...  

F. Vézina

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La responsabilité des électeurs

Je crois que le PLQ mise fort sur le sommeil d'esprit d'une grande quantité d'électeurs. Que l'on donne son appui à tout ce qui émane d'un parti, sans une analyse approfondie, ainsi qu'à tout candidat uniquement parce qu'il est du parti, dénote un endormissement inquiétant.

Un changement s'impose autant chez les politiciens que chez les électeurs. Si le PQ ou l'ADQ était au pouvoir, il y a de fortes chances que les élus seraient davantage centrés sur le bien de la province et de ses citoyens et les électeurs les suivraient de près pour s'assurer que les choses vont dans le sens qu'ils attendent de leurs représentants à l'Assemblée nationale.

Marie De Beaumont

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Dissoudre le peuple plutôt que le gouvernement


Je pense très sincèrement (je me trompe peut-être) que les deux gouvernements qui, actuellement, nous «pilotent» et nous dirigent (au fédéral et au provincial) sont deux gouvernements qu'il faudrait dissoudre dans les meilleurs délais.  

Mais Charest et Harper ont été suffisamment astucieux pour eux-mêmes «dissoudre le peuple», pour désagréger ce «menu peuple» qui, selon eux, est trop bête pour saisir toutes les subtilités de leurs actes ou de leur inertie révoltante et contrariante.  

Harper est minoritaire et il n'en fait qu'à sa tête.  C'est cela «dissoudre un peuple».  Jean Charest ne cesse de résister obstinément à toute une pléthore de demandes qui, très clairement, sont assumées par la majorité des citoyens et citoyennes.  Ici encore nous sommes confrontés à la dissolution du peuple

Je pense donc qu'avec Harper et Charest, nous sommes, pauvres de nous, confrontés à deux gouvernements profondément irrespectueux vis-à-vis du  «peuple» et vis-à-vis de nos traditions démocratiques.  Je ne dis pas que le Parti québécois ou le Parti libéral du Canada accompliraient des miracles.  

Mais dans l'actuel contexte de putréfaction, il importe d'essayer autre chose.  Je doute que le pourrissement de la démocratie ait atteint toutes les couches et catégories de la population. Il y a sûrement des politiciens honnêtes, au provincial, au fédéral ou au municipal.  Mais l'actuelle situation laisse dans la bouche un goût amer.

Puisse le peuple refuser la dissolution et la désagrégation dont il est la victime non consentante! 

Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias, Montréal

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Faisons le ménage

Au Québec, on aime les dettes. On n'a pas peur de ça. Si un gouvernement parle de baisser les taxes, la population est contre. On a l'impression que tout le monde travaille pour le gouvernement, une sorte de province de fonctionnaires, comme des oiseaux dans le nid avec le bec ouvert. Il n'y a pas de concurrence au Québec pour les sociétés gouvernementales avec une horde de gestionnaires ou, dans les autres cas, on élimine la concurrence. J'ai plein d'exemples : les garderies, la SAQ, Hydro-Québec, le métro. Il faut faire le ménage dans le modèle québécois, voilà.

Jacques Fréchette

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Pour le bien de nos enfants

Il est clair que le temps est de plus en plus sombre du côté des finances publiques. Le temps des choix est déjà à nos portes et il faut prendre les bonnes décisions, comme dégraisser l'État québécois du superflu, en réduisant les budgets des plus gros ministères, en éliminant des programmes dédoublés et en retirant les subventions et les programmes d'aide aux grandes entreprises. De plus, le programme des garderies doit être revu de fond en comble, afin d'éliminer la structure de sa gestion trop lourde. Il faut enlever le droit d'obtenir des places en garderies pour les mieux nantis. Le programme de congés parentaux doit être réduit à six mois de congé,  comme auparavant, et il faut éliminer les congés parentaux pour le conjoint. Il faut geler le salaire des élus et éliminer les commissions scolaires.   En santé, nous devons drastiquement abaisser le nombre de cadres et de technocrates, augmenter le personnel offrant des services directs aux citoyens, éliminer l'aide à la procréation assistée, réduire le salaire des médecins spécialistes et rentabiliser le programme de remboursement des médicaments. Il faut aussi prévoir un mécanisme d'augmentation de la TVQ de manière ordonnée et continuelle, sans exagération, obliger les PME à contribuer à un niveau plus élevé aux finances du Québec en augmentant leur niveau d'imposition et surveiller les fiducies et les détournements d'impôts vers l'extérieur. Si rien n'est fait à très court terme, pour abaisser le nombre effarant de programmes sociaux ridicules et non nécessaires, le Québec s'appauvrira encore plus rapidement qu'Haïti ! Je ne veux pas ça pour mes enfants et petits-enfants!

Flavien R. Dubuc, Repentigny

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Pensons à un système à deux vitesses

Droite, gauche ou centre, nous pouvons être tous d'accord que le système de santé québécois n'est pas à la hauteur de nos attentes. Je suis un grand défenseur des services publics et du système de santé universel et accessible à tous. Mais il faut remettre en question notre modèle, et il faut arrêter de voir une plus grande présence du secteur privé comme une menace. En Europe et en Scandinavie, le système à deux vitesses existe sur différentes formes et l'état de ce secteur est enviable à nos yeux. Alors, protégeons l'accessibilité universelle à des soins de qualité tout en laissant ceux qui peuvent et veulent payer plus de le faire. Discutons-en!

Miguel Chehuan, Montréal