Monsieur Charest, la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada se résume à une question fondamentale : qui est le mieux placé pour déloger les libéraux fédéraux pour enfin doter notre pays d’un premier ministre qui relancera notre économie et gouvernera avec aplomb sous la bannière conservatrice ?

Publié le 22 février
Alain Rayes
Alain Rayes Député de Richmond-Arthabaska, Québec, et sept autres signataires*

Votre feuille de route, avant même de devenir premier ministre du Québec, était déjà très bien garnie. Vos 28 années d’expérience en politique active font de vous la personne tout indiquée pour prendre la tête du Parti conservateur et du gouvernement du Canada.

Votre détermination est à toute épreuve. Plus jeune ministre de l’histoire du Canada à 28 ans, vous avez été un ministre de confiance du premier ministre Mulroney. Votre compétence et votre polyvalence vous ont mené rapidement à de nombreuses fonctions prestigieuses sur la scène fédérale à titre de vice-premier ministre, ministre de l’Environnement, leader adjoint du gouvernement, ministre à la Condition physique et au Sport amateur, ministre de la Jeunesse et vice-président à la Chambre des communes. M. Mulroney vous a aussi confié des mandats clés de son gouvernement. On n’a qu’à penser au rôle que vous avez joué à la Conférence de Rio sur l’environnement. Votre leadership rassembleur a aussi permis, comme chef du Parti progressiste-conservateur, de faire passer la députation de deux à vingt élus à la Chambre des communes, démontrant votre efficacité dans une campagne pancanadienne. Vous avez notamment été l’initiateur de la création du Conseil de la fédération et le leader national des gouvernements provinciaux sur la conclusion de l’entente sur la santé qui reconnaissait à la faveur du Québec le principe du fédéralisme asymétrique.

Votre réputation en matière de relations commerciales internationales n’est plus à faire. L’entente de libre-échange conclue entre le Canada et l’Union européenne (AECG) a été réalisée sous votre leadership. Votre vaste réseau de contacts atteste de votre influence ainsi que du grand respect que vous témoignent vos pairs, et ce, partout dans le monde. Vous avez également une vaste expérience en gestion de crise économique qui serait fort utile pour le Canada en cette période de grande incertitude.

À l’évidence, aucun autre Canadien ne possède une feuille de route aussi bien garnie que la vôtre, tant dans le secteur public que privé. Vous êtes bâti sur mesure pour faire face à la sortie de crise que nous traversons actuellement avec la COVID-19.

Plus évident encore, votre compétence pour diriger notre pays ferait un immense contraste avec le gouvernement libéral actuel. Notre pays a un urgent besoin d’un leader expérimenté comme vous pour faire face aux grands enjeux économiques. Il nous faut un homme d’État chevronné, visionnaire et rassembleur pour freiner la division et le chaos causés par les libéraux fédéraux. Il nous faut quelqu’un qui soit capable d’unir notre parti et de rallier une majorité de Canadiens et de Canadiennes, et ce, dans les deux langues officielles.

Monsieur Charest, le Canada a besoin de vous ! Justin Trudeau a conduit notre pays dans une profonde division. Son gouvernement a manqué à son devoir d’unir le pays. Sur le plan économique et de la gestion des finances publiques, le bilan de M. Trudeau est désastreux. Nos enfants et petits-enfants vont payer longtemps les dégâts causés par les libéraux ces six dernières années. Pourtant, Justin Trudeau avait hérité d’une position plus qu’enviable, étant notamment en situation de surplus budgétaire grâce à la gestion responsable du gouvernement précédent dirigé par Stephen Harper.

Nous faisons aujourd’hui appel à votre sens du devoir afin de renverser la vapeur, d’unir notre grand pays et de redorer le blason du Canada sur la scène internationale. Il n’y a qu’une seule personne en mesure de le faire, et c’est vous, monsieur Charest. Bonne réflexion !

* Cosignataires : Rick Perkins, député de South Shore–St. Margarets, Nouvelle-Écosse ; Percy Mockler, sénateur, Nouveau-Brunswick ; David Sweet, ancien député et président du caucus, Ontario ; Louis Leger, chef de cabinet du premier ministre du Nouveau-Brunswick ; Dominique Vien, députée de Bellechasse–Les Etchemins–Lévis, Québec ; John Nater, député de Perth–Wellington, Ontario ; Leo Power, ancien directeur du Fonds conservateur du Canada, Terre-Neuve-et-Labrador

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