Le 18 février a été un grand jour pour l’industrie spatiale. Alors que les équipes de la NASA s’apprêtaient à voir leur astromobile Perseverance se poser sur Mars, à Montréal, nous célébrions le début d’un accomplissement spatial bien à nous. Le gouvernement du Québec a annoncé son soutien à la construction, dans la région métropolitaine, de nouvelles installations liées à la constellation de satellites Lightspeed de Télésat — un projet de plus de 1 milliard de dollars qui sera bénéfique pour les Canadiens, surtout en régions éloignées, et auquel participent certains proches collaborateurs de NorthStar Ciel et Terre.

Stewart Bain Stewart Bain
Président-directeur général et cofondateur de NorthStar Ciel et Terre

Les opportunités se multiplient pour Montréal et notre pays, qui sont déjà une plaque tournante du secteur aérospatial, de l’intelligence artificielle et des technologies de l’information, afin de se positionner de manière compétitive au cœur de l’économie spatiale mondiale qui atteindra plus de 1000 milliards de dollars en 2040.

À l’heure d’une urgence climatique sans précédent sur Terre, l’orbite de notre planète est également dans un état précaire. Le trafic doit y être géré d’une manière plus durable afin d’éviter les collisions et la création d’encore plus de débris.

En l’absence de données de qualité captées par les satellites qui sont présentement à risque, les efforts de lutte et d’adaptation aux changements climatiques deviennent malheureusement impossibles.

Comme recommandé récemment par le Conseil sur la stratégie industrielle du Canada, notre économie doit prendre un virage numérique et le Canada doit se donner comme objectif d’être le chef de file mondial sur les plans environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Il indique par ailleurs que lorsque le gouvernement est le premier acheteur de technologies innovantes, nos entreprises prennent plus rapidement de l’expansion, créent plus d’emplois et adoptent une orientation axée sur les exportations. En adoptant cette vision stratégique, nous pouvons mettre l’innovation d’ici au service de nos impératifs environnementaux et d’une croissance économique plus verte, plus compétitive et plus durable.

Manque d’encadrement

Le siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), situé à Montréal, a eu pour rôle, au fil des ans, d’arbitrer les tensions internationales quant aux réglementations aériennes. Le moment est venu pour le Canada de jouer ce même rôle pour le trafic spatial qui est en manque d’encadrement. NorthStar, avec ses technologies développées ici à Montréal, sera un acteur et un partenaire important dans l’avenir de cette industrie. Nous serons en mesure d’apporter, pour la première fois, le niveau et la qualité d’information nécessaires à une gestion durable de notre environnement spatial. C’est grâce à cela que nos orbites pourront être réglementées de manière adéquate et que les risques encourus par les technologies de notre quotidien, tels que le GPS, les télécommunications et l’observation de la Terre, seront mitigés.

À l’aube d’une relance économique qui se veut verte et durable, le Canada a l’occasion d’avoir un impact sur la sauvegarde de l’espace et la préservation de notre environnement planétaire. Avec les outils dont nous disposons, il est de notre devoir d’agir et de saisir une occasion unique pour notre pays de générer une croissance plus verte qui créera les emplois de demain. Soyons-en fiers.