Le carambolage de La Prairie, ce mercredi, a été provoqué par une bourrasque de neige aveuglante et soudaine. On peut mitiger ici et là ce type de bourrasques par des aménagements routiers, mais on ne peut pas protéger toutes les routes. Toutefois, son ampleur (200 véhicules emboutis sur 1 km) et sa sévérité (2 morts et 90 blessés, dont certains dans un état grave) tiennent à des facteurs humains coupables, mais modifiables.

Michel Camus Michel Camus
Montréal

Au moment même du carambolage de La Prairie, je roulais sur l’autoroute 40.

Là aussi, il ventait très fort et par à-coups, la température glaciale et le soleil éclatant empiraient les conditions routières. Pourtant, je n’ai vu aucune voiture de police en cinq heures d’autoroute ce mercredi, ni aucun panneau demandant de réduire la vitesse. D’ailleurs, les automobiles roulaient à 110-120 km/h à 10 mètres les uns des autres, et la plupart des camions roulaient à 105-110 km/h malgré les forts vents latéraux, parfois en caravanes à moins de 8 mètres les uns des autres ! 

Comment éviter un carambolage dramatique dans ces conditions ?

Il faut devenir proactifs et plus exigeants en matière de sécurité routière. Il est temps d’adopter un système d’alertes routières avec de nombreux panneaux routiers et autoroutiers et des alertes radio informant les automobilistes et particulièrement les camionneurs d’une réduction provisoire des limites de vitesse de 10-15 km/h sur les routes intermunicipales, alertes appuyées par une mobilisation extraordinaire de la police routière.