Assurons-nous d’ouvrir concrètement la voie pour nous permettre une participation pleine et entière dans cette relance qui nous attend

Elsa Mondésir Villefort et Jennifer Teasdale-Raymond Respectivement coordonnatrice et présidente de Citoyenneté jeunesse, et 25 autres signataires*

La Journée internationale de la jeunesse a 21 ans. Depuis 1999, nombre d’organisations partout dans le monde se donnent rendez-vous le 12 août pour célébrer la jeunesse dans toute sa diversité et attirer l’attention sur les défis auxquels elle fait face.

Cette année ne fera pas exception. En pleine crise sanitaire, environnementale et sociale, nous constatons que notre engagement, celui des jeunes et des organisations, des associations et des réseaux qui les soutiennent, n’a pas pris de pause.

Depuis toujours, nous sommes sur tous les fronts, prêtes et prêts à faire entendre nos voix, à dénoncer toutes les inégalités et à nous positionner en tant que leaders. Capables de nous réinventer, nous avons su, avec brio, développer de nouvelles formes d’implication. On nous a félicités de notre dévouement à la cause environnementale lorsque, l’an passé, nous nous sommes massivement rassemblés pour la défense de notre planète.

Certains d’entre nous sont descendus dans la rue, comme beaucoup d’autres avant, pour parler de racisme, de culture du viol et de développement durable, et pour proposer un autre monde, plus juste, plus vert, plus équitable et plus beau. D’autres ont été au chevet de nos aînés, en renfort dans les CHSLD, et même ça et là à distribuer des repas et des masques aux côtés de nos organismes en première ligne. Ce dynamisme dont nous faisons preuve montre à quel point la société peut et doit avoir confiance en la jeunesse d’aujourd’hui.

En tant que collectivité, c’est non seulement un privilège, mais également un devoir d’accompagner la jeunesse et de soutenir son engagement.

Nos structures ont été profondément ébranlées, mais notre persévérance nous a permis de trouver l’élan nécessaire pour innover et être créatifs dans nos actions et nos interventions. Nous joignons nos voix à celles d’instances dans le monde entier pour témoigner que les jeunes du Québec sont des acteurs de changement déterminants et que les projets portés par la jeunesse doivent résonner et être promus au sein de la société.

Alors que nous soulignons symboliquement les efforts de tous les jeunes qui s’impliquent, assurons-nous également d’ouvrir concrètement la voie pour nous permettre une participation pleine et entière dans cette relance qui nous attend. Faisons-nous confiance, collectivement. Reconnaissons aussi le caractère pluriel de notre belle jeunesse éclectique.

Nous, les milieux jeunesse, continuerons de nous activer sans relâche à soutenir les jeunes et à nous donner les moyens nécessaires pour développer notre pouvoir d’agir. Le Québec et ses institutions ont le devoir de reconnaître et de valoriser tous les espaces de participation citoyenne, formels ou non. Que nous souhaitions parler de démocratie, d’environnement, d’éducation, de culture, d’employabilité ou de droits de la personne, peu importe le sujet, il faudra que le Québec entier soit présent et préparé à célébrer toujours et encore notre engagement tout en créant et en soutenant les espaces essentiels pour que chaque jeune puisse s’impliquer à sa manière et contribuer à l’essor du Québec.

* Signataires : Mathieu Couture, membre exécutif de l’Aile jeunesse du Chantier d’économie sociale ; Francis Paré, coordonnateur de l’Alliance pour l’engagement jeunesse ; Aurele Fanny Deutcha Nguelieu, présidente de l’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS) ; Martín Portocarrero, membre du comité de coordination de la Coalition engagement jeunesse (CEJ) ; Maxime Genion Perron et Anaïs Berthiaume, co-porte-paroles du Conseil jeunesse de Victoriaville (CJV) ; Noémie Veilleux, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ; Catherine Lajoie, présidente de la Fédération médicale étudiante du Québec (FMEQ) ; MSimon Telles, président de Force jeunesse (FJ) ; Marianne Pépin, présidente du Forum des jeunes de la fonction publique québécoise (FJFPQ) ; Ariane Kandoum, présidente du Forum Jeunesse Afro-Québécois (FJAQ) ; Louis-Philippe Lizotte, conseiller principal-éducation à la citoyenneté de l’Institut du Nouveau Monde (INM) ; MMylène Lemieux, présidente du Jeune Barreau de Montréal (JBM) ; Jason Rivest, président de Jeunes engagés Lanaudière (JEL) ; Caro Loutfi, directrice générale d’Apathy is boring\L’apathie c’est plate (AisB) ; Ernest Edmond, cofondateur et président des Ballons intensifs (LBI) ; Raphaël Canet, coordonnateur du Mouvement Démocratie Nouvelle (MDN) ; Melissa Embriaco, présidente de l’Observatoire jeunesse d’Oxfam-Québec (OJOQ) ; Fabrice Vil, fondateur de Pour 3 points (P3P) ; Paule Dalphond, directrice générale du Regroupement des Auberges du cœur du Québec (RACQ) ; Nicholas Legault, directeur général du Regroupement des maisons des jeunes du Québec (RMJQ) ; Julie Ouellet, directrice générale du Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ) ; Alexandre Soulières, directeur général du Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec (RCJEQ) ; Edouard Staco, président du Sommet socioéconomique pour le développement des jeunes des communautés noires (SdesJ) ; Jennifer Corriero et Michael Furdyk, cofondateurs de TakingItGlobal (TIG) ; et Jade Marcil, présidente de l’Union étudiante du Québec (UEQ)