Vous étiez un millier à scander des slogans anti-masque devant le Parlement à Québec.

Marcel Perron Marcel Perron
Neuville

À vous entendre, la pandémie serait derrière nous et le gouvernement brimerait votre liberté en imposant le couvre-visage. Où vivez-vous pour être ainsi déconnectés de la réalité ? Votre environnement se situe dans un monde tronqué qui est à la remorque des courants complotistes qui vous nourrissent tout en vous privant de votre sens critique élémentaire.

Dans ce genre d’attroupement, on entend beaucoup de « je » et très peu de « nous ». Or, le port du masque vise justement un but collectif pour contrer la propagation d’un virus qui a déjà fait plusieurs centaines de milliers de morts dans le monde.

Comme des adolescents qui refusent toute règle imposée, vous criez votre indignation en vous appuyant sur de fausses prémisses.

Ce n’est pas en répétant des faussetés ad nauseam que celles-ci deviennent des vérités. Enlevez le masque devant vos yeux et regardez la vérité en face. La pandémie est là, le nombre de personnes infectées augmente de jour en jour et le danger d’une seconde vague est à nos portes. Dans ces circonstances, le port du masque ne constitue-t-il pas une contrainte mineure pour un bienfait majeur ?

Contrairement à vos enflures verbales qui parlent de dictature de la part d’un gouvernement qui oblige le port du masque, la Santé publique, elle, s’appuie sur des études probantes et non sur des inepties provenant de réseaux sociaux véhiculant la bêtise.

À constater votre ignorance, je prends note que vous n’avez jamais vécu sous un régime dictatorial ni connu un coup d’État qui vous aurait enlevé vos libertés fondamentales. Si tel était le cas, vous n’auriez jamais manifesté contre l’obligation du port d’un masque sanitaire en période pandémique ; vous auriez gardé vos énergies pour défendre des causes plus nobles et plus essentielles à la sauvegarde de la démocratie.