Cette lettre s’adresse aux ressources humaines du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal et de l’équipe de gestion du service Info-Santé.

Anne-Marie Gallant Anne-Marie Gallant
Infirmière

Par la présente, je vous remets ma démission et je vous demande de fermer mon dossier d’infirmière clinicienne au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal. Ma démission est effective immédiatement.

Je tiens à remercier l’excellent travail de Janine Baksh, agente de soutien à l’équipe de dotation, et de Fatima Zahra Charaf, technicienne en administration au service régional Info-Santé. Toutes deux se sont montrées très disponibles, y compris en dehors de leurs heures normales de travail.

Toutefois, je veux saisir l’occasion de dénoncer la lenteur de votre organisation et la désorganisation de certains de vos services. J’ai répondu à l’appel demandant aux infirmières retraitées de venir travailler à Info-Santé le 13 mars dernier. Je suis une ancienne employée de ce service et j’étais disponible pour y travailler de jour comme de soir.

Trente-sept jours plus tard, je n’ai toujours pas reçu de date de début.

À deux reprises, on m’a indiqué des dates de formations qui ont les deux fois été annulées. Cela a eu des impacts majeurs sur l’organisation de mon temps et sur mon employeur principal, un organisme communautaire qui m’avait accordé un congé partiel.

Dès le 17 mars dernier, j’avais indiqué que si les besoins étaient ailleurs qu’à Info-Santé, j’étais disponible pour aider, notamment avec du dépistage. Si on m’avait demandé d’aller aider en CHSLD, j’y serais allée. Je n’ai reçu aucune demande. Pire encore, après avoir reçu mes premières dates de formation pour Info-Santé, j’ai décliné un emploi pour un autre CIUSSS de Montréal qui me demandait d’aller travailler auprès de résidants de CHSLD atteints de la COVID-19. C’est seulement après que j’ai refusé cet emploi qu’on m’a contactée à la dernière minute pour me dire que la formation était reportée. La semaine suivante, elle a été à nouveau reportée à une date indéterminée.

Je démissionne aujourd’hui, car l’organisme communautaire pour lequel je travaille a des besoins additionnels en lien avec la COVID-19 et ma présence y est à nouveau requise à temps plein.

Je tenais à vous exposer mon parcours d’employée, car il y a définitivement des leçons à tirer de la façon dont la main-d’œuvre additionnelle a été gérée. J’ai perdu des heures à faire des démarches auprès de l’Ordre des infirmières, à remplir des formulaires médicaux, de vérification d’antécédents criminels, d’assurance, et j’en passe. Vos employées aux ressources humaines ont également perdu leur temps. Et cela n’a aidé personne. Trente-sept jours de désorganisation et de lenteur bureaucratique.