La fin de l’année 2019 marque le début de la période de négociations pour le renouvellement des conventions collectives des quelque 550 000 employées et employés qui travaillent dans les réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux ainsi que dans l’ensemble de l’administration gouvernementale.

Christian Dubé Christian Dubé
Ministre responsable de l’Administration gouvernementale et président du Conseil du trésor

Cet exercice est d’une importance capitale, car il met en lumière la contribution du personnel de l’État et il concourt à l’amélioration de la qualité des services à la population québécoise.

Aujourd’hui, le gouvernement déposera ses offres aux représentants syndicaux, selon une nouvelle approche responsable et adaptée aux grands enjeux de notre société. Comme vous le savez, nous avons fait de la réussite éducative et de l’amélioration de l’accès aux soins de santé deux de nos priorités nationales. Tous nos efforts convergeront vers des services de qualité dans ces secteurs, et particulièrement pour les clientèles vulnérables. Après tout, les objectifs du gouvernement et ceux de ses partenaires syndicaux sont les mêmes, soit d’être en mesure de donner les meilleurs services possibles à la population et de voir s’améliorer la qualité de vie de l’ensemble des Québécois.

Bien sûr, des défis demeurent afin d’atteindre nos objectifs communs. Pensons à l’enjeu de la disponibilité de la main-d’œuvre dans certains secteurs clés, ou encore au vieillissement de la population. Le monde de l’emploi est en profonde transformation, et nous serons à l’écoute de nos partenaires pour appuyer la capacité du personnel à réaliser son travail dans les meilleures conditions possibles.

Nous entreprenons aussi les négociations conscients de notre responsabilité envers la population d’assurer une gestion rigoureuse des finances publiques.

Les citoyens travaillent très fort pour gagner chaque dollar ; leurs taxes et leurs impôts doivent donc être gérés avec rigueur. Rappelons que la rémunération globale du personnel travaillant au sein de l’État représente près de 60 % des dépenses de programmes du gouvernement, soit environ de 40 milliards chaque année. Les hausses salariales ont, par conséquent, une incidence importante sur les finances publiques. Ainsi, chaque augmentation de 1 % équivaut à une hausse récurrente des dépenses d’environ 400 millions. Gardons aussi à l’esprit que le personnel de l’État a des conditions avantageuses et une stabilité d’emploi qu’envient plusieurs travailleurs.

Notre approche de gestion des finances responsable et raisonnable nous permet néanmoins d’offrir aux employés des avancées notables et de résoudre des problèmes précis liés, notamment, à l’organisation du travail. Les employés de l’État constituent l’assise des services publics. Il faut leur donner les moyens d’exercer pleinement leur rôle.

D’ailleurs, tous les investissements faits par le gouvernement pour soutenir la réussite éducative et pour améliorer l’accès aux soins de santé visent également à appuyer le travail de toutes les personnes qui travaillent dans ces secteurs.

À titre d’exemple, le grand chantier de 2,3 milliards que nous avons annoncé pour rénover nos écoles se traduira par un meilleur environnement de travail pour les ressources en milieu scolaire. De plus, la hausse de 5,4 % du budget de la santé, en 2019-2020, servira, entre autres, à l’embauche de préposés ainsi que d’infirmières dans tout le réseau de la santé et des services sociaux.

Ces négociations s’amorceront, j’en suis persuadé, avec un angle novateur qui laissera toute la place à la recherche de solutions porteuses et adaptées aux défis de notre société ainsi qu’aux besoins et aux priorités des Québécois. J’espère donc sincèrement qu’elles seront fondées sur une écoute mutuelle et qu’à leur conclusion, ce sera l’ensemble de la population qui en sortira gagnante.