Depuis mon arrivée à la tête du Mouvement Desjardins en 2016, je suis allé à la rencontre de milliers de jeunes. J’ai été touché par les difficultés de parcours que plusieurs ont surmontées. Ils en sont sortis grandis, plus résilients. J’ai carburé à leur fierté d’être des agents de changement. J’ai partagé leur quête d’un modèle entrepreneurial plus inclusif, mieux ancré dans la communauté, davantage soucieux du sort de notre planète. J’ai entendu leur besoin d’être appuyés pour réaliser leurs ambitions.

Guy Cormier Guy Cormier
Président et chef de la direction du Mouvement Desjardins

Tous ensemble, nous pouvons réellement changer la donne. Chez Desjardins, nous répondons à l’appel en portant à 50 millions de dollars notre contribution annuelle aux initiatives jeunesse dans les communautés du Québec et de l’Ontario.

En cette Semaine de la coopération qui bat actuellement son plein, je désire aussi souligner le rôle essentiel joué par les coopératives créées pour et par des jeunes.

C’est le cas de la Fédération québécoise des coopératives en milieu scolaire opérant sous la bannière COOPSCO et qui est la propriété collective de près de 400 000 membres, majoritairement des étudiants. Ses membres sont répartis dans 60 coopératives desservant près de 100 institutions d’enseignement. Elles sont actives dans les secteurs du livre, de la papeterie, de l’électronique et des services alimentaires. À HEC Montréal, mon alma mater, la coopérative de l’École des hautes études commerciales fête d’ailleurs ses 75 ans cette année.

La formule coopérative permet à des jeunes d’innover. Ainsi, à Montréal, huit finissants en ingénierie ont créé ALTE Coop en 2017. La mission de cette coopérative de travailleurs : concevoir et implanter des technologies alternatives écologiques et abordables afin de développer des projets environnementalement soutenables, en préconisant notamment l’autonomie alimentaire et énergétique.

De son côté, la première coopérative d’habitation étudiante de Montréal, la Note des Bois, accueillera, en juillet 2020, 144 étudiantes et étudiants du premier cycle de l’Université Concordia dans 90 logements, allant de studios à des logements de quatre chambres. Située devant le parc La Fontaine, la coop de consommateurs offrira des logements entre 10 % et 20 % en bas du prix du marché et un milieu de vie dynamique, de qualité et géré démocratiquement.

Fondée en 2016 par un collectif de six jeunes, L’Euguélionne est une coopérative de solidarité établie dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal. Avec ses ouvrages neufs et usagés en français et en anglais, elle s’affiche comme la seule librairie féministe au Canada. Elle regroupe aujourd’hui 4000 membres clients et huit membres travailleuses qui ont opté pour la cogestion.

Des entreprises qui ont du souffle

C’est un fait reconnu que les coops ont un taux de survie généralement supérieur à celui des entreprises privées. Je pense notamment au Théâtre Parminou, voué à susciter débats et réflexions autour des enjeux de ses publics. Née en 1973 à l’instigation de finissants du Conservatoire d’art dramatique de Québec et déménagée à Victoriaville en 1976, la coop compte à son actif plus de 500 créations vues par plus de deux millions de spectateurs de tous âges ici, en Europe, en Afrique, en Amérique centrale et en Asie.

Je salue le travail de ces coopératives qui contribuent au mieux-être des jeunes. Qui favorisent leur inclusion. Qui nourrissent l’éclosion de leurs talents. Qui dynamisent les communautés de manière durable. Ces coopératives sont non seulement des entreprises, mais sont aussi des lieux de prise en charge citoyenne, d’éducation et de vie démocratique.