Cette lettre s’adresse au président du Mouvement Desjardins, Guy Cormier.

Daniel Guérin  Daniel Guérin 
Membre inquiet de Desjardins

Monsieur le Président, je vous écris, car j’imagine que vous avez eu plusieurs longues rencontres pour trouver la solution à la fuite de données dont vous et nous avons tous été victimes. Vous avez sûrement reçu de grands spécialistes et des firmes avec des technologies des plus complexes, mais combien dispendieuses…

Les mesures de sécurité actuelles sont maintenant désuètes et risquent de nous coûter plusieurs millions de dollars en pertes dans les prochaines années. J’imagine que la vérification de signature que vous comparez lors de transactions pourrait être améliorée avec une technologie qui a fait ses preuves et qui serait à la portée de tous.

Pourquoi ne pas intégrer la photo des membres à vos systèmes informatiques ? Eh oui, cette bonne vieille photo qui pourrait vous sauver des millions de dollars dans les prochaines années et combien facile à intégrer par vos informaticiens.

Pourquoi acceptons-nous tous d’avoir une photo sur notre passeport ?

Un retrait de 2000 $ au comptoir, on regarde votre photo. Une commande de carte de crédit… petit changement, maintenant vous venez la chercher à la caisse afin que l'on compare le demandeur avec sa photo dans notre système informatique. On aurait la photo même pour un retrait de 200 $, pour un changement d’adresse et tout le reste.

Pensons encore plus loin : pourquoi ne pas inclure la photo du membre dans les terminaux de cartes de crédit et les guichets automatiques ? Combien a coûté la technologie des puces pour les cartes ? Je suis certain que la photo aurait pourtant été très efficace et à moindre coût.

Combien d’argent pourriez-vous épargner avec cette simple technologie ? Les années à venir seront fertiles en fraudes avec toutes ces données volées en dormance et dont les fraudeurs n’attendent que la poussière retombe pour être actifs à nouveau. La Presse a d’ailleurs fait sa une le 23 juillet avec l’augmentation des fraudes au Canada... et ce n’est qu’un début !

Monsieur le Président, vous vous êtes senti trahi ? Moi aussi ! Maintenant, c’est le moment de vous fâcher et de faire avancer le dossier. Je suis certain que la classe politique saura vous appuyer pour cette méthode qui sera sûrement adoptée par plusieurs autres institutions financières quand vous aurez fait le premier pas. M. Cormier, battez le fer pendant qu’il est encore chaud et devenez le symbole du changement.