À constater la réticence de certains d’entre nous à admettre que les changements climatiques sont une réalité et surtout que ceux-ci ont et auront de réelles conséquences négatives sur nos vies, je me demande s’il ne serait pas temps de changer de discours.

Marcel Hallé Marcel Hallé
Gatineau 

Les médias nous parlent trop peu des effets actuels et observables de CO2 qui pollue notre milieu de vie, l’air dont nous dépendons pour notre survie. La pollution atmosphérique générée par nos activités quotidiennes (transport, travail, loisirs), par l’usage de nos diverses « machines à boucane », affecte directement et concrètement notre santé. Peut-être pas la nôtre, mais assurément celle des personnes les plus vulnérables. C’est d’ailleurs le constat d’une coalition de médecins qui a déclaré que les changements climatiques constituent la plus grande menace pour la santé des Québécois*.

Les effets des gaz à effet de serre (GES) sont, pour plusieurs, intangibles, loin dans le temps, incertains, voire peu probables.

Sans être totalement sceptiques, ces personnes associent ce petit acronyme à la privation de leur confort, du luxe chèrement acquis au fil des générations, à une atteinte à leur bonheur.

Pourtant, de récents sondages nous dévoilent que la majorité des gens interrogés voient les changements climatiques comme un enjeu important et qu’ils accepteraient de subir certaines contraintes, de modifier certains comportements, pourvu que leurs finances n’en souffrent pas trop.

J’aimerais donc y aller de quelques suggestions de gestes simples que chacun d’entre nous peut poser et qui nécessitent peu ou pas de changement dans nos habitudes. Et non seulement ils ne coûtent rien, mais de plus, ils entraînent des économies.

Transport 

Vous ne pouvez vous permettre une auto électrique, vous ne faites pas de vélo ou les transports en commun ne sont pas une option là où vous demeurez ? Vous êtes donc contraint d’utiliser votre vieux « char à gaz » encore quelques années, mais tout n’est pas perdu.

En personne responsable que vous êtes et consciente des émanations toxiques que vous produisez à chacun de vos déplacements en voiture, vous n’avez dorénavant qu’à réduire votre vitesse de 10 ou 15 km/h sur les voies rapides. L’impact de ce simple geste multiplié par 1 million d’autres automobilistes responsables comme vous représenterait plusieurs tonnes de CO2 et autres polluants de moins dans l’atmosphère… et vous ferait économiser**.

Consommation 

Vous devez acheter ou remplacer une tondeuse, un coupe-bordure, un souffleur, une tronçonneuse, etc. ? Vous songez à l’achat d’un scooter ? Tous ceux-ci sont maintenant offerts en version électrique. Ils dureront plus longtemps et vous apprécierez ne plus avoir à faire le plein, la mise au point annuelle, le changement de filtre et de bougies. Ah oui ! et vos voisins vous remercieront pour le calme retrouvé !

Note pour le ministre de l’Environnement

Nous acceptons déjà les frais de gestion environnementale (taxes) sur les pneus, les appareils électroniques, les piles… alors pourquoi ne pas en imposer également sur tout ce qui est néfaste pour l’environnement. Cherchez l’erreur ici : des frais de gestion environnementale sont ajoutés sur les outils à piles, mais non sur les outils à essence*** !