En juin, le premier ministre Legault affirmait : « Moi, j’aimerais que les augmentations de salaire soient plus élevées pour les préposés. On a besoin de la collaboration des syndicats pour ça. Ça ne sera pas nécessairement facile, mais ça fait partie des priorités dès la rentrée. »

Frédéric Brisson
Président du Conseil provincial des affaires sociales (CPAS-SCFP)

Pourquoi attendre la rentrée ? Il faut immédiatement augmenter les salaires des préposés aux bénéficiaires. Deux mesures simples s’imposent :

• Reconnaître l’expérience totale acquise, ce qui ferait passer leur taux horaire maximal de 21,87 $ à 22,35 $ ;

• Puis, prendre en considération la formation dans le calcul du rangement (lequel détermine le salaire). Cela ferait passer le salaire maximal à 23,22 $ de l’heure.

Ce sont deux demandes syndicales que le gouvernement Legault a rejetées jusqu’à présent. Pourquoi ce refus de collaborer ?

La pénurie de préposés aux bénéficiaires est bien connue. Elle s’envenime depuis des années. Le cercle vicieux du manque de personnel, de la surcharge, de la détresse et de l’épuisement brise les vies des préposés autant que celles de patients et de familles.

Cela fait longtemps, longtemps que nous avons le cœur brisé de ne pas pouvoir offrir des soins et des services adéquats aux personnes vulnérables. Les belles paroles politiciennes s’accumulent, les actes se font toujours attendre.

Le gouvernement actuel a hérité d’une situation catastrophique. Il est au pouvoir depuis plus de 9 mois et on se demande encore : va-t-il la changer ? Le temps file…