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Comparer l'incomparable en matière d'éducation au Québec

Jacinthe Mercier
 

Jacinthe Mercier

Au cours d'une entrevue, la présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, a déclaré que le mouvement actuel des étudiants se compare à l'action du gouvernement Lesage.

Dans un volume intitulé Combats d'un révolutionnaire tranquille, l'Honorable Paul Gérin-Lajoie [1], acteur de première ligne dans la réforme de l'éducation sous le gouvernement Lesage au début des années 60, trace un tableau de l'état des institutions de l'époque au Québec.

Dans la deuxième partie de son volume intitulé Le défi de la survie [2], il décrit. au chapitre 3, l'état pitoyable du système d'éducation au seuil des années 60.

«Gérard Pelletier raconte qu'en 1953 ses propres enfants, dans une proche banlieue de Montréal, n'avaient droit qu'à une demi-scolarité, faute de maître et de locaux suffisants»[3]

Il se plaisait donc à répéter: «Comment est-ce possible en pays civilisé?»[4]

On manque d'école, d'enseignants, de manuels scolaires. «Plus de 100 000 enfants de nos écoles publiques étaient confiés à des instituteurs non diplômés.[5]» Les instituteurs étaient sous-payés.

La situation n'était pas plus reluisante en milieu universitaire.

À cette époque la philosophie était la suivante:

«Nous Canadiens français, nous sommes issus d'une longue tradition d'ignorance et de pauvreté que nous nous devons de conserver [6]»

Pendant ce temps, le premier ministre Duplessis se targuait de dire que nous possédions «le meilleur système d'éducation au monde[7]».

Alors je vous demande simplement, comment une hausse de 1625$, échelonnée sur une période de 5 ans, décrétée par un gouvernement élu démocratiquement, peut-elle se comparer à la situation décrite ci-haut?

Sous le gouvernement Duplessis, l'éducation n'était pas une priorité.

Pour maintenir la qualité de l'enseignement, une hausse des frais de scolarité s'impose.

Il est difficile de croire que l'accès aux études universitaires sera compromis pour certains, les changements apportés au système des prêts et bourses me permettent d'en douter fortement.

Sans cette hausse, c'est la qualité qui en sera affectée.

_______________________________

[1] Anjou, 1989, Centre Éducatif et Culturel inc., 378 pages.

[2] Ibid., p.29

[3] Pelletier, Gérard, Les Années d'impatience, Montréal, 1983, Les Éditions internationales Alain Stanké, p. 215

[4] Supra note 1 p. 34

[5] Ibid., p.36

[6] Rapporté dans : Jean-Louis Gagnon, Les Apostasies, Montréal, 1988, Les Éditions La presse, t.II, p.33.

[7] Supra note 1 p.39.

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Commentaires (9)

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  • À arylan
    Personnellement, je ne peux expliquer ces excès, je les trouve tout aussi injustifiés et choquant que vous.
    À mon avis, il y a certainement des correctifs à apporter à ce niveau mais cela ne justifie pas l’exclusion totale de la participation des étudiants à leur formation.
    Il ne faut pas oublier non plus que la gratuité a aussi ses effets pervers.
    Ce qui est gratuit provoque souvent chez l’humain une réaction de moindre effort.

    À anti-ch_primaire
    Je vous cite :
    « N'oubliez pas que vous êtes en vacances, Madame. Vous pourriez sauter une journée de temps en temps. »
    Pour écrire de tels propos, ou bien vous avez été piqué profondément, ou bien votre compréhension de la Démocratie ressemble à celle des leaders étudiants. Ces derniers crient : laissez nous parler alors qu’ils ont occupé les médias pendant des semaines et des semaines. Ils accusent le gouvernement de ne pas vouloir négocier mais on présente un ultimatum : pas question de négocier sur la gratuité scolaire. Qui refuse de négocier ? On s’insurge parce que le PM ne veut pas les rencontrer, c’est le rôle de la ministre de l’Éducation. Certains leaders lancent des énoncés fracassants dénués de tout fondement sans être en mesure de les appuyer par quelque source ou analyse dignes de ce nom.
    Alors qu’est –ce qui vous touche au point de dire à quelqu’un de se taire ( je n’ai lu que deux articles de cette personne).

    À Jerry1488
    Si je comprends bien vos propos sont du ouie dire.
    Je cite quelques extraits :

    « Faut jamais oublier que les choses qu'on installe pas souvent prenne 2 fois plus de temps à installer vu le manque d'habitude, donc 2x fois le coût d'installation….
    (…)
    ah ouin! joubliais de mentionner que jai pas le droit de me stationner pres d'une entrée quand jvais la, a place, jvais a lautre bout du parking, j'amene un deuxieme gars avec moi donc on est rendu a 140$..de l'heure, pi la on fait 36 voyages d'outils pi de matériel. »
    Je me demande, j’ai pourtant vu de mes yeux vu des véhicules de service près des entrées et même des lieux réservés aux véhicules de service pour leur faciliter la tâche.
    Il me semble aussi qu’il y a des chariots pour transporter le matériel et même des véhicules du genre « golf cart » qui permettent de circuler dans les tunnels qui relient les pavillons très rapidement et sans encombre.
    Alors 2 gars pour transporter le matériel et 140.00 de l’heure, le gaspillage et al mauvaise gestion vient –elle seulement de la direction ?
    À noirod et arylan
    Connaissez-vous vraiment le milieu universitaire ?
    Prendre pour acquis au départ que l’argent sera nécessairement mal géré ?
    Il y a des équations et des conclusions tirées un peu trop rapidement.
    Un gros titre – scandale des recteurs, c’est vrai et c’est désolant, très désolant.
    Peut-on à partir de cet élément conclure que tout est mal géré ?
    Il y a des milliers de travailleurs dans les Cégeps et les Universités.
    Tous ne sont pas des profiteurs, nombreux sont ceux qui dépassent largement les heures de travail sans compensation supplémentaire.
    Prendre pour acquis que les employés, même ceux qui occupent des postes importants sont tous corrompus, c’est insultant pour nombre d’entre eux qui font preuve d’un dévouement peu commun.
    C’est vrai vous n’avez pas parler de tous les employés mais la simple déduction de mauvais gestion générale le laisse sous entendre.
    Certains le sont moins bien sûr, avec un peu d’imagination on peut corriger bien des erreurs.
    Je suggère fortement à l’électricien de discuter avec ses patrons ou d’user d’imagination pour améliorer cette situation. Il existe des solutions bien simples.

  • En passant, le travail de recteur n'est pas si simple. il est tout à fait normal que le salaire soit à la hauteur des responsabilités. je ne suis pas en accord avec les primes de départ mais il faut tout de même comprendre les lois du marché... c'est révoltant de donner une prime de départ ? Mais si ne pas en donner ferait qu'on se retrouverait avec des incompétents à un poste de direction ?
    Il s'agit ici non pas d'un choix mais d'une obligation dictée par le marché. Il faut par contre surveiller ces individus de près... et ne rien laisser passer.
    Disons un comité citoyen pour l'approbation des dépenses (des gens ordinaires, des payeurs d'impôt) une université ce n'est pas privé. Pourquoi pas des réunions filmées et sauvegardées sur un site web public?
    M. Desmarais

  • Je ne perçois pas du tout ce texte comme ceux qui l’ont commenté.
    Je suis en accord avec certains propos mais d’autres m’inquiètent tout simplement.
    À Jean-François Trottier
    Je suis tout à fait d’accord avec vous, la situation économique est très inquiétante.
    Ce que je comprends du texte « Comparer l’incomparable » c’est que prétendre que l’action étudiante actuelle équivaut à la réforme des années 60, c’est dénudé de fondement et surtout cela illustre une lacune importante de connaissance historique de la part de l’auteure de ces propos, tout simplement.
    Je vous cite :
    « Ah oui, PGL. Il a appliqué tel quel les recommandations du groupe dont mon père était l'un des piliers : écoles polyvalentes, Cegeps, instruction pour tous... Il a très bien fait merci et maintenant nous devons suivre l'exemple, aller un peu plus loin, simple question de survie élémentaire. »
    Le texte dit seulement que PGL était un acteur de première ligne. Bravo si votre père a été un instigateur. C’est tout en son honneur.
    Bref malgré votre exposé éloquent, ce que je comprends du texte d’opinion c’est en grande partie une critique concernant des propos lancés de façon fracassante et sans nuance.
    Des problèmes en matière d’éducation, il y en a plusieurs encore aujourd’hui mais il ne faut pas oublier qu’au départ l’action étudiante n’était qu’un ultimatum et un refus obstiné de contribuer à leur éducation.
    Je vous cite à nouveau :
    « La créativité québécoise n'est pas un vain mot mais encore faut-il y investir un minimum. Or les chiffres sont dévastateurs : le taux d'analphabétisme fonctionnel reste à un seuil critique et rejoint presque celui des années cinquante! »
    D’accord, il faut investir dans l’éducation.
    Quand à votre comparaison sur le taux d’analphabétisme, je vous suggère simplement de vérifier le fondement de votre énoncé avec des chiffres réels. Je crois que la conclusion serait différente.

  • Comparer l'incomparable... La situation absolument catastrophique qui prévalait dans les années cinquante est en effet du passé.
    Elle deviendra pire dans les prochaines années, tout simplement.
    Certains faits méritent d'être mis en lumière, des faits que tout le monde connaît mais qui semblent sans lien avec la réalité vécue immédiatement au Québec. Et pourtant...
    La situation économique planétaire est sombre en attendant de devenir noire, opaque. À force de croire à l'économie globale, ce qui est de toute façon une réalité, tous les pays se sont lancés dans une foire à la compétition dont les seuls bénéficiaires sont les forces financières apatrides. C'est pourquoi chaque pays vit maintenant sur la brèche, et on doit y inclure la Chine et l'Inde.
    Les pays fournissent la main-d'œuvre à bon marché ou la matière première, les infrastructures et le financement. Les multinationales fournissent la croyance que les emplois seront stable et rien d'autre, peut-être aussi une certaine crédibilité.
    Elles empochent et vont ailleurs, c'est tout.
    Ce système qui prévaut depuis une quarantaine d'années est en passe de s'écrouler, faisant la preuve par l'absurde qu'il n'est rien, que du vent.
    Les plus grandes banques du monde, tout autant sont-elles arrogantes envers les États, sont dans les faits à genoux. Or plus aucun pays ne peut maintenant les soutenir: elles ont vidé les coffres.
    Déjà faite, la démonstration que le néolibéralisme est l'ennemi du capitalisme : l'argent n'est plus centralisé du tout, il est explosé dans le nuage électronique et n'achète même plus deux croissants le matin. Restent des images, des icônes de richesse auxquelles tout le monde se réfère sans en voir l'ombre seulement.
    À l'intérieur de ce monde en voie de redéfinition à court terme le Québec a des possibilités, des forces et des faiblesses. Dans tous les cas il ne survivra que s'il peut gager sur lui-même, ce qui est plutôt évident.
    Or notre expertise générale en est une de transformation. Que ce soit en matière d'agriculture, de culture ou autre, le Québec est depuis longtemps un endroit d'ingénierie, de manufacture et de création. Bien sûr nous avons des ressources naturelles mais historiquement la grande majorité de la population travaille dans les secteurs secondaire et tertiaire.
    De toute façon les ressources naturelles n'enrichiront plus personne d'ici peu. Faut être pragmatique un minimum!
    En conséquence c'est dans la connaissance et le savoir-faire que nous pouvons arriver à survivre au cours des prochaines décennies. Notre gouvernement, qui a courte vue, pense surtout à former des techniciens en mines et quelques chimistes pour trouver de meilleurs explosifs... et extraire plus vite encore.
    Comme souvent avec ce club d'incompétents, la réalité dit comment ces plans ne mènent nulle part.
    La créativité québécoise n'est pas un vain mot mais encore faut-il y investir un minimum. Or les chiffres sont dévastateurs : le taux d'analphabétisme fonctionnel reste à un seuil critique et rejoint presque celui des années cinquante!
    Dans ce sens il est nécessaire, urgent de revaloriser les études et même d'en faire une priorité nationale. Ce n'est pas précisément ce que cherche notre gouvernement de nains, je ne l'apprends à personne.
    Dans ces conditions, vouloir augmenter les frais d'étude relève de la folie. C'est précisément dans les secteurs de création, à partir de l'ingénierie jusqu'à la manufacture, de la mise en marché aux idées tangentielles, culturelles ou informatiques, pratiques ou complètement folles, que nous devons investir tout de suite.
    Le Grand Nord n'est pas voué à l'échec, c'est pire : il ne rapportera rien sauf, bien sûr, à quelques caisses électorales bien placées et évidemment aucune retombée vers le sud. Pour les autochtones, rien. Quelques centaines de jobs qui disparaîtront aux premiers soubresauts de l'économie, d'ici deux ans quoi.
    Vous parlez de quoi déjà ? Ah oui, PGL. Il a appliqué tel quel les recommandations du groupe dont mon père était l'un des piliers : écoles polyvalentes, Cegeps, instruction pour tous... Il a très bien fait merci et maintenant nous devons suivre l'exemple, aller un peu plus loin, simple question de survie élémentaire. Sinon, ben... restera toujours les pissenlits qui se mangent fort bien par la racine.
    Je crois que je suis en désaccord avec vous, voilà.

  • et meme que j'aimerais rajouter - pouvez-vous m'Expliquer pourquoi 5 recteurs en lignent sur une periode de 2 ans - oui oui ta bien lu - 5 recteurs qui se sont successivement laisser la place - sans meme finir leur mandat - ont toucher .....attache ta tuque car le montant est aussi hallucinogene qu'imconprehensible - roulement de tambour : 5 000 000$ en bonus de depart????? pas 1 ou 2 mais bien 5
    Après cela - la hausse de frais de scolarité - n'est de loin nul et non avenue et que j'oppose une fin de non recevoir

  • N'oubliez pas que vous êtes en vacances, Madame. Vous pourriez sauter une journée de temps en temps.

  • C\'est tellement faux de prétendre que sans cette hausse la qualité des études sera affectée. Quand donc allez vous,allons nous s\'occuper de nos affaires et ne pas prendre pour acquis que ?
    Démontrez moi comment vous pouvez garantir que cet argent n\'ira pas dans un gouffre financier ? Ce matin même on révele que 2 recteurs ont droit en surplus de leur salaire a une Lexus avec chauffeurs. C\'est quoi le trip ? Quand tu es recteur tu ne peux plus être comparable à la plebe ? Et c\'est ca un systeme équitable? C\'est ca la juste part ?
    Mais non, vous préférez fermer les yeux ,ne rien faire et naivement croire que ca va changer pour dans 10 ans constater que... Il est impensable de vouloir changer le poids d\'un palier du systeme de l\'éducation sans vérifier la solidité des autres.
    On le sait qu\'il y a des abus,des crosses,des largesses mais c\'est pas grave !

  • Le probleme vient que cette hausse est completement inutile vu la ultra-super-hallucinante-mauvaise gestion, Ils gaspillent l'argent par les fenêtres et les dirigeants se payent de super-enormes-haluuccinant-gargantuesque-BONUS CE qui fait que au lieu de dire n'importe quoi comme tu l'avance - tu devrais penser autrement et te dire que si le tout etais vraiment bien gerer comme dans une vrais famille - on n'en serait pas la point a la ligne
    Et se ultra-debile-gaspilleur-pileur-menteur de Gouvenrment de CHARRUE qui ne fait que dans la corruption, tu devrais commencer a te regarder avant de dire que sans cette hausse la qualité serait a la baisse - on voit bien qu'a te voir - tu ne voit pas très loin

    Voila

  • J'étudie à l'université de Sherbrooke et mon ami y travaille en tant qu'électricien.
    Voilà ce qu'il dit
    quand ta déja travailler a luniversité.. au bout de 15 minutes tu te rend compte que largent est TELLEMENT MAL GÉRER, point a ligne
    May 4 at 3:05pm · Like · 1
    Joey Gauthier largent EST LA meme pas besoin de puiser ailleurs, on la voit passer a toute les jours nous, un gradateur a 200$, un spot encastrer a 300$, une fluorescent de 8 pieds a 800$, des prises de bureau rétractables acheter en europe..ya rien la dedans que jai pas poser dans un pavillon ou dans l'autre.. faut jamais oublier que les choses qu'on installe pas souvent prenne 2 foix plus de temps a installer vu le manque d'habitude, donc 2x fois le coute d'installation, ah ouin! joubliais de mentionner que jai pas le droit de me stationner pres d'une entrée quand jvais la, a place, jvais a lautre bout du parking, j'amene un deuxieme gars avec moi donc on est rendu a 140$..de l'heure, pi la on fait 36 voyages d'outils pi de matériel. J'ai aussi oublier que le fameux fluorescent a 800$ en question, et bien je l'ai démenteler...qu'est-ce vous voullez, il était pas beau sa l'air, jnai poser un autre de meme marque meme modele mais faite sur mesure 8 pieds et quelques pouces, comme sa il arrivait égale avec la longeur de la table en dessous.. rajouter les plombiers, les menuiser, les ferblantiers, les techniciens de controles, les gens d'alarmes incendies ou intrusion, les serruriers, les mécaniciens, les électro-mécaniciens qui vont la et tout les autres quart de métiers.. jpeu continuer la.. les macons, les peintres, les ''tireurs de joints'' les gars de céramique etc etc.. WOW des milles et des milles chaques jours qui se perdent un peu partout
    May 4 at 3:20pm · Unlike · 1
    Joey Gauthier tien benjamin, jvient de voir que ta ''liker'' mon commentaire, té en génie au C1 si jme trompe??? et bien dans lentrée principale la a ta gauche ils ont refait la cafétéria. Les tables la bas.. 2500$ chaques.. oui oui tsé les petites tables 2 pieds par 2 pieds genre.. voila..

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