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Le réveil (boursier) de Couche-Tard

Pour son dernier trimestre et l'ensemble de son... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE )

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Pour son dernier trimestre et l'ensemble de son exercice financier 2018, la multinationale québécoise Couche-Tard a surpassé les attentes des analystes financiers en livrant lundi des résultats nettement meilleurs que ceux anticipés.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE 

Pour son dernier trimestre et l'ensemble de son exercice financier 2018, Couche-Tard a une fois de plus surpassé les attentes des analystes financiers en livrant lundi des résultats nettement meilleurs que ceux anticipés. Depuis plus de 30 ans, la recette Couche-Tard porte ses fruits, alors que les nouvelles acquisitions participent davantage à hausser la profitabilité du groupe qu'à alourdir le poids de l'endettement sur son bilan.

La multinationale québécoise du commerce de l'accommodation, qui a supplanté en avril dernier la Financière Manuvie au premier rang du classement des 1000 plus grandes entreprises canadiennes, continue d'épater la galerie.

Juste un petit rappel pour souligner le caractère explosif de la dernière performance opérationnelle de Couche-Tard. 

À son dernier trimestre, l'entreprise a enregistré une hausse de 41,5% de son bénéfice net (à 392,7 millions US), alors que ses ventes ont bondi de 9,6 milliards US, à 13,6 milliards US.

Sur l'ensemble de l'exercice 2018, Couche-Tard a dégagé un bénéfice net de 1,67 milliard US (2,95 $ US par action) sur des ventes de 51,4 milliards US. Les analystes tablaient sur un bénéfice de 2,85 $ US par action sur des revenus de 50,6 milliards US.

Au cours de la dernière année, Couche-Tard a réalisé deux importantes acquisitions aux États-Unis d'une valeur de près de 6 milliards US, soit les quelque 1300 établissements du groupe CST et 510 établissements de la chaîne Holiday.

L'ajout des résultats financiers de ces nouveaux commerces a permis à Couche-Tard de récolter 8,7 milliards US de revenus additionnels et aussi de réduire son niveau d'endettement. Grâce aux flux de trésorerie que l'entreprise arrive à dégager sur l'ensemble de ses activités, c'est plus de 300 millions de dettes par trimestre qu'elle réussit à effacer.

C'est la recette que Couche-Tard réplique depuis 1985, lorsque ses fondateurs ont réalisé l'acquisition d'une petite chaîne de 11 dépanneurs de la région de Québec pour l'exploiter de façon rigoureuse et systématique et en faire l'empire de plus de 13 000 magasins au Canada, aux États-Unis et en Europe.

La seule différence que l'on observe aujourd'hui par rapport au parcours auquel Couche-Tard nous a habitués, c'est que durant 30 ans, le marché boursier reconnaissait pleinement les prouesses du géant du détail.

De 1986 à 2016, la valeur de l'action de Couche-Tard a été multipliée de 650 fois. Un investisseur qui avait misé 1000 $ sur Couche-Tard en 1986 a un placement qui vaut 650 000 $ aujourd'hui.

Après la stagnation, le réveil?

Toutefois, depuis septembre 2015, le titre de Couche-Tard n'arrive plus à générer de valorisation probante. Malgré tous les exploits opérationnels que l'entreprise arrive toujours à déployer, le marché semble insensibilisé à la croissance soutenue de l'entreprise.

Pire, depuis le début de l'année, l'action de Couche-Tard est passée d'un sommet de près de 68 $ à un creux, atteint le mois dernier, de 52 $. Le titre qui s'échangeait à 60 $ il y a trois ans a terminé la séance d'hier à 60,80 $, grâce à un bond de 6,7% généré par les résultats financiers solides qui ont été dévoilés lundi en fin de journée.

Déjà, lundi, l'action de Couche-Tard avait gagné 3% alors que plusieurs investisseurs anticipaient le dévoilement de bons résultats trimestriels. Ils ont eu raison. Mais est-ce le début d'une nouvelle tendance qui va permettre à l'action de Couche-Tard de quitter sa léthargie des trois dernières années?

Lors de la dernière assemblée annuelle de Couche-Tard, en septembre dernier, Alain Bouchard s'était fait rassurant auprès de petits investisseurs qui se disaient inquiets de l'apathie du marché par rapport aux bons résultats de l'entreprise.

De fait, Couche-Tard souffre peut-être elle aussi depuis trois ans de l'incertitude généralisée qui frappe le secteur du commerce de détail, qui doit composer avec la nouvelle réalité du commerce en ligne et de la force d'attraction démesurée qu'exerce le géant Amazon sur l'ensemble de l'industrie.

Pourtant, les consommateurs ne commenceront pas demain à acheter leur pinte de lait sur internet, tout comme ils ne feront jamais le plein d'essence en cliquant sur leur téléphone intelligent.

L'action de Couche-Tard se négociait à un ratio de 22 fois les bénéfices qu'elle générait l'an dernier. Ce ratio est tombé aujourd'hui en dessous de la barre des 16 fois. Le géant des dépanneurs tient promesse, il ne se vend pas cher.




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