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Gagner du temps

Le siège social de la Banque centrale européenne... (Photothèque Le Soleil)

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Le siège social de la Banque centrale européenne à Francfort, en Allemagne.

Photothèque Le Soleil

Le nouveau plan de rachat de dettes souveraines de la Banque centrale européenne (BCE) a réussi à détourner l'attention de ses sombres prévisions économiques. Mais pour combien de temps?

Le programme de «transactions monétaires fermes» annoncé hier permettra à la BCE de soutenir les pays de la zone euro en difficulté en achetant autant de leurs obligations que nécessaire.

La mesure visait à rassurer les investisseurs. Dans l'immédiat, c'est réussi. Les principaux indices européens et nord-américains ont terminé la journée en forte hausse, et les taux d'emprunt à 10 ans de l'Espagne et de l'Italie se sont allégés.

Reste à voir combien de temps durera ce bel enthousiasme. Le président de la BCE a beau répéter que «l'euro est irréversible», les marchés n'ont pas dit leur dernier mot.

Oui, la nouvelle mesure est beaucoup plus substantielle qu'une promesse de rencontre au sommet - l'anti-inflammatoire favori de la zone euro. Cependant, on reste dans la même classe thérapeutique: une intervention qui permet de gagner du temps, mais dont l'efficacité réelle devra se vérifier à l'usage.

Même si la BCE n'a pas fixé de limites à la valeur de ses acquisitions, les conditions imposées aux pays qui en feront la demande auront leur effet régulateur. Le chef du gouvernement espagnol attend d'ailleurs de connaître ces conditions avant de décider s'il fera appel au plan. Cela dit, il a de bonnes chances de l'étrenner. Selon un sondage de l'agence Bloomberg réalisé auprès de quelque 900 analystes et opérateurs en Bourse, l'Italie n'aura pas besoin de ce soutien dans la prochaine année mais l'Espagne, oui.

Pour l'instant, l'annonce du programme a eu une sorte d'effet placebo, faisant reculer les taux d'emprunt avant même que la banque européenne ne rachète un centime de dette. L'optimisme pourrait toutefois être de courte durée.

La BCE qui, il y a trois mois encore, envisageait la possibilité d'une faible croissance en 2012, a révisé ses prévisions à la baisse hier. La contraction paraît désormais inévitable. La fourchette de progression du PIB, qui allait de -0,5% à 0,3%, s'étend maintenant de -0,6% à -0, 2%.

Le recul pourrait même se poursuivre en 2013, la fourchette précédente (0% à 2%) ayant été décalée elle aussi (-0,4% à 1,4%).

Bref, les marchés risquent de recevoir beaucoup de mauvaises nouvelles en provenance de la zone euro au cours des prochains mois. Et la BCE n'aura pas toujours des annonces aussi rassurantes à faire pour en contrecarrer les effets.




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