Manque de classe, de savoir-vivre ou de maturité ? Jeudi soir, le candidat à la chefferie du Parti conservateur, Pierre Poilievre, a refusé de serrer la main de son adversaire, Jean Charest.

Publié le 7 mai

Il l’a fait de manière à ce que tout le monde le remarque. Ces enfantillages n’ont pas leur place dans un débat organisé par un des principaux partis politiques au pays. Ce geste passif-agressif rappelle de douloureux souvenirs : l’attitude absolument inacceptable de Donald Trump à l’endroit de Hillary Clinton lors des débats des candidats à la présidence des États-Unis. Même manque de respect pour son adversaire et pour les règles du jeu politique en général.

La majorité des Canadiens se font une fierté de nos mœurs politiques, de notre politesse et du fair-play qui nous distinguent de nos voisins du Sud. Est-ce que M. Poilievre veut passer à l’histoire comme le fossoyeur de certaines valeurs canadiennes ? Confond-il agressivité et leadership ? Et est-ce que les membres du Parti conservateur les plus modérés vont le laisser massacrer la marque conservatrice sans broncher ? Chose certaine, on s’attend à un peu plus de hauteur de la part d’un homme qui aspire aux plus hautes fonctions au pays. La prochaine fois, M. Poilievre, tendez donc la main.

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