À travers les paillettes, les fesses de Shakira qui rebondissent et les acrobaties de Jennifer Lopez sur un poteau, c’était assez facile de rater le message qu’ont choisi de transmettre les deux vedettes du spectacle de la mi-temps du Super Bowl aux 102 millions de téléspectateurs : les Latinos doivent monter le ton !

Laura-Julie Perreault Laura-Julie Perreault
La Presse

Les références politiques étaient enrubannées de beaucoup de bling-bling, mais elles étaient bien là, au cœur de ce spectacle à grand déploiement, qui a tour à tour rendu hommage aux cultures colombienne, portoricaine et cubaine, toutes présentes à Miami, la ville hôtesse. La plus évidente était le tableau dans lequel des fillettes dans des cages de lumière sont arrivées sur scène. Une référence directe aux 76 000 migrants mineurs non accompagnés qui ont été détenus par les États-Unis l’an dernier, un record. Jennifer Lopez, qui a chanté avec sa fille de 11 ans, a marié les paroles de sa chanson Let’s Get Loud, « Personne ne va te dire ce que tu peux faire », avec le classique de Bruce Springsteen Born in the USA (Né aux États-Unis), maniant à la fois les drapeaux américain et portoricain, étendards de son identité. Le Parti démocrate n’aurait pu demander un appui plus glamour à la veille du début des primaires qui permettront de choisir le candidat qui affrontera Donald Trump dans la course à la Maison-Blanche. Les deux vedettes ont voulu rappeler aux 60 millions d’Américains hispanophones leur importance politique à l’approche des élections de novembre. Assez électrisant comme appel à la mobilisation.