Une hausse des taux d’intérêt est le prix à payer pour combattre l’inflation, estiment essentiellement nos lecteurs. Et plusieurs d’entre eux se sont préparés en conséquence. Voici un aperçu des courriels reçus à notre Appel à tous.

Publié le 6 juin

Écrit dans le ciel

C’était écrit dans le ciel que les taux monteraient un jour. L’économie est cyclique et le dernier en date a battu tous les records de longévité avec ses taux au plancher. Maintenant, il faut revenir sur terre et assumer les hausses à venir. C’est sûr que ces hausses vont faire mal car le surendettement des Canadiens va avoir des conséquences graves pour plusieurs.

Christian Boily, Rouyn-Noranda

Trop tardé

La banque du Canada a déjà trop tardé à hausser les taux d’intérêt. De plus, elle s’ajuste maintenant avec ce que je considère des hausses inadéquates. Il aurait fallu dès cette semaine y aller de 75 points de base pour un signal fort. Je suis retraité et l’inflation est mon pire ennemi. Je me souviens également du 20 % d’intérêt sur les hypothèques au début des années 1980.

Yves Bourassa, Mauricie

Un petit répit

J’espère que la banque augmentera ses taux à au moins 3 %. Les prix de l’immobilier ont explosé, en partie en raison des bas taux d’intérêt. Ainsi, il est rendu très difficile pour nos jeunes d’avoir accès à la propriété. Cette augmentation aura certainement pour effet de voir diminuer les prix pour l’habitation. De plus, il devrait y avoir un impact sur le niveau de consommation, qui devrait diminuer également. Il devrait, par le fait même, avoir un impact sur la production manufacturière. Ainsi, moins de GES dans l’atmosphère et peut-être un petit répit sur le manque de main-d’œuvre.

André Harve

Prix à payer

C’est le prix à payer pour essayer de combattre l’inflation. Beaucoup plus facile que de payer une inflation de 6 % et plus qui s’applique sur tout, pas seulement sur nos hypothèques et nos dettes.

Pierre Huot, Cowansville

Mieux gérer l’inflation

Nous sommes ravis de la montée des taux d’intérêt. Étant retraités, cela nous permettra de mieux gérer l’inflation sans aller puiser dans l’argent de notre patrimoine réservé à notre fille et à nos petites-filles.

Ginette Proteau

Très volatile

L’augmentation des taux d’intérêts a déjà un impact sur le nombre de propriétés en vente. Dans notre région, il y avait 395 propriétés à vendre en décembre dernier. Il y en a présentement plus de 600. Avant la pandémie, il y en avait plus de 1000. Alors, le marché semble ralentir. Si le taux directeur monte à 3 %, il y aura moins d’acheteurs. Ceux qui doivent renouveler leur hypothèque verront leur paiement mensuel monter, c’est certain. Dans mon cas, les Bourses sont très volatiles depuis janvier et mon fonds de pension baisse très rapidement. Assez pour me dire que dès qu’il y aura une accalmie du côté boursier, je vais aller dans des placements sûrs qui rapporteront moins mais qui me permettra de toucher des rendements réguliers !

Serge Leduc, Pincourt

Du déjà vu

Comment je vais absorber une hausse de 3 % des taux d’intérêt ? Tout simplement en prenant un bon café et en pensant aux gens qui se plaindront de cette hausse. En 1983, nous les jeunes de l’époque, avons payé du 20 % sur nos prêts hypothécaires. Les gens qui vivaient au-dessus de leurs moyens ne l’ont pas trouvé drôle, et certains ont dû remettre les clefs de leur maison à la banque, d’autres plus low profile, ont tout simplement baisser le montant de leur hypothèque afin de garder les mêmes paiements mensuels. Ce sera la même chose aujourd’hui. Les jeunes veulent la grosse maison, deux voitures, les voyages dans le Sud, les chiens de races et ils se retrouveront les culottes par terre, même si les taux d’intérêts montent de quelques points de pourcentage. Comptez-vous chanceux, les jeunes, que cette future hausse des taux d’intérêt n’atteignent pas les 20 % de 1983. Vous êtes gras dure et vous ne le savez même pas.

Guy Sirois, Québec

Sauver la mise

Notre fille a fait l’achat d’une maison au gré d’une épouvantable surenchère qui a défoncé le prix demandé de 150 000 $… Chaque fois que le taux d’intérêt est haussé de 1 %, ses paiements hypothécaires mensuels grimpent de 350 $. Avec une hausse de 2 %, on atteint 700 $ par mois. Elle a déjà atteint, pour obtenir enfin une maison après avoir perdu souvent auparavant à cause de la frénésie d’achat, le maximum de sa capacité de rembourser. Pas question d’imprévus dans une telle situation. Nous l’avions prévenue mais elle restait confiante que la hausse possible ne se produirait pas. Qui, pensez-vous, épongera le déficit pour éviter le défaut de paiement bancaire et la reprise de finance ? Presque 10 000 $ par année avec cette hausse du taux du taux d’intérêt à 3 %, juste pour sauver la mise. On est loin du 500 $ de cadeau de M. Legault !

Louis Ménard