Le cri du cœur pour l’éducation de Gregory Charles a soulevé tout un débat. Vous avez été nombreux à appuyer ses idées (ou pas) pour améliorer l’enseignement, dans la foulée du dossier de dimanche de notre collègue Alexandre Pratt.

Publié le 26 avril
Lisez Le cri du cœur de Gregory Charles

Intelligent et sensé

Je voterais pour lui, quel que soit le parti qu’il représente, lui, il a compris le gros bon sens. C’est intelligent et sensé.

Danielle Tessier

Laissons la parole à nos profs

Aujourd’hui, la première qualité d’un.e enseignant.e serait d’être divertissant.e. Il me semble que c’est sans compter les multiples objectifs du programme d’éducation à chaque niveau et des défis que présente l’intégration d’élèves connaissant des difficultés d’apprentissage et qui ne jouissent pas tous de la présence d’accompagnateurs en classe. Le décloisonnement des matières et des niveaux pourrait aider à dynamiser l’enseignement par projets, favoriser l’entraide chez les élèves et l’épanouissement de chacun dans un milieu sécuritaire et attentif aux besoins de chacun.

Classe à l’extérieur, jardinage, danse, chant, musique, arts plastiques, théâtre. Cessons de croire que tous les élèves ont les mêmes goûts ou forces et adaptons les exigences en conséquence. Ce sont les enseignant.e.s qui créeront les projets et toute évaluation sera qualitative et détaillée quant au niveau de connaissances et d’habileté de l’élève.

On prévoira des moments d’explication directe au besoin pour le groupe ou pour une seule personne et pas d’évaluation officielle avant la cinquième année. Laissons la parole à nos « profs », il y a tant à dire.

Elaine Hébert

J’embarquerais avec entrain

Tellement intéressant de se faire offrir de nouvelles pistes de réflexion sur notre monde de l’éducation !

J’en ai fait activement partie pendant 50 ans, enseignante au secondaire, en direction d’école, en formation des maîtres et j’embarquerais avec entrain et espoir dans ce projet de Gregory !

S’il vous plaît, pensez à moi quand cette école se matérialisera ! Nos enfants ont de si grands besoins et si peu d’espoir de s’épanouir !

Merci de nous faire rêver !

Lise Devey

Pas parce qu’il est connu...

Un autre bel exemple que ce n’est pas parce qu’on est une personnalité connue qu’on a des bonnes idées et qu’elles devraient être publiées. La plupart de ses idées sont basées sur sa vie à lui, donc sur des faits anecdotiques. De plus, aucun argument scientifique ne vient étayer ses propos.

Jean-François Dubé, enseignant au primaire

Des idées à explorer

Gregory Charles présente de bonnes idées, comme l’enseignement de l’histoire et déplacer le calendrier scolaire. Ce sont des idées à explorer. Mais la gratuité scolaire doit être maintenue. Si l’école publique devient coûteuse comme l’école privée, plusieurs familles ne pourront suivre le train.

Pierre C. Tremblay, ex-enseignant

Pas de langue de bois

On devrait lire plus de gens sensés comme lui. Pas de langue de bois. Peut-être pas facile de tout mettre en branle mais il y a matière à réflexion… L’école en août, moi, je dis oui… Pas d’école en janvier, oui, oui… Plus compliqué pour les parents, mais c’est comme tout, on s’adapte.

Carole Vinet

Il pourrait créer sa propre école

Les solutions de M. Charles me semblent inapplicables dans le monde d’aujourd’hui, sauf si ce n’est pour une tranche de la population dont les familles ont la volonté, les moyens financiers et culturels, d’offrir à leur petit Gregory toute la chance dont il a hérité. Il pourrait cependant créer sa propre école et en faire profiter quelques chanceux.

Il pourra ainsi se conforter dans ses positions et n’aurait de compte à rendre qu’aux parents (il devra toutefois se conformer à certaines exigences qui ne sont pas insurmontables). Ce serait mieux que de chambouler le milieu de l’éducation avec un projet qui accouchera d’une souris et qu’il sorte meurtri de cette expérience, non seulement lui, mais également les autres qu’il n’arrivera pas à convaincre.

Christian Nadeau, conseiller en gestion stratégique et architecture d’affaires

Ce qui ne coûte rien ne vaut rien

Mes parents ont payé pour mon collège et ils en voulaient pour leur argent, de la part des profs mais aussi et surtout de la mienne.

J’ai travaillé comme psychologue dans une école pendant 29 ans. Un jour, j’ai commencé à demander un paiement aux élèves (dessin, texte, bricolage) et j’ai remarqué qu’ils s’investissaient davantage et qu’ils progressaient mieux.

M. Charles a bien raison de dire que ce qui ne coûte rien ne vaut rien, l’air, l’eau, on les gaspille parce que ça ne coûte rien. Tarifez la consommation d’eau et vous verrez moins de monde laver leur entrée de garage à la grande eau.

Jean Bazinet

Dégringolade et désintérêt des citoyens

Gregory Charles a bien raison. J’enseigne au primaire depuis bientôt 20 ans. J’ai été témoin de la dégringolade du système et aussi du désintérêt total des citoyens. L’éducation n’a jamais été une priorité au Québec.

J’avais espoir en la CAQ, mais ils se sont bornés à mettre en place les maternelles 4 ans. Une très mauvaise décision qui a mis encore plus à mal des écoles en manque chronique d’enseignants qualifiés.

Résultat : les enseignants travaillent encore plus et on leur demande constamment de remplacer des collègues en congé. Sans parler du manque de locaux créé par ces mêmes maternelles 4 ans.

Anne Martin

À débattre par des gens à l’esprit ouvert

Wow ! Je vote pour Gregory tout de suite ! Le défi (de revoir notre système d’éducation) est au moins aussi colossal de celui de revoir la santé, auquel M. Dubé s’attaque présentement (et pour lequel je suis confiant). M. Charles amène une série d’excellentes questions et suggestions qui, même si elles ne devraient pas être toutes appliquées telles quelles, doivent être débattues par des gens à l’esprit ouvert (c’est-à-dire pas avec une vision traditionnelle syndicale de protection des droits et de l’ancienneté). Merci pour cet excellent article.

Eric Bergeron

Tellement rafraîchissant !

Est-ce ce qu’on serait d’accord avec 100 % de ses idées, peut-être pas, mais créer un débat, bouger les choses au-delà-du-copier-coller-froisser-personne-pas-touche-à-mes-vacances, ce serait au bénéfice de tous. Il faut beaucoup de volonté politique et accepter de se casser le nez, clairement on est loin, mais il ne faut pas avoir peur de brasser la cage un peu, beaucoup. Les jeunes en ont besoin, ils sont trop nombreux à avoir des troubles d’apprentissage et d’anxiété, et tout ça parce qu’on essaie de suivre une seule méthode sur des millions de gens… Comment peut-on penser que c’est gagnant, des décennies de nivelage par le bas commencent d’ailleurs à pourrir les futurs adultes et travailleurs.

Juliane Papineau

Mettons l’argent sur de nouvelles approches

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt les idées de Gregory Charles concernant l’éducation. C’est innovateur et très rafraichissant. Ne mettons pas tout l’argent sur l’architecture des nouvelles écoles, mais sur de nouvelles approches sortant du cadre conventionnel de l’enseignement. Cela donnerait aussi un souffle nouveau à nos professeurs.es mal aimés.es. Pour cela, faudrait-il que le dogme syndical se renouvelle un peu ?

Jacqueline Roy

Super idée

Bonjour, j’aurai bientôt 80 ans et j’ai été éduquée par des religieuses, l’école c’était très sérieux et bien encadré. Je crois sincèrement que Greg apporte une super idée et qu’il doit la présenter au responsable de l’Éducation, c’est génial, fascinant. Capter l’attention de nos enfants par l’histoire entre autres est une approche nécessaire pour ceux qui n’aiment pas l’école.

Claudette Vezeau

Réforme titanesque indispensable

L’éducation au Québec est sous la botte d’une oligarchie institutionnelle : universités, Conseil supérieur de l’éducation, sous-ministres du MEQ, des organismes comme l’ADEREQ sans compter les idéologies corporatistes syndicales.

C’est s’engager dans une réforme titanesque équivalente à celle qu’a entreprise dans les années 1960 le premier ministre de l’Éducation Paul Gérin Lajoie.

Aucun parti politique n’a eu et n’a toujours pas à son agenda une telle réforme pourtant indispensablement incontournable.

Sarto Lefebvre

Nous sommes rendus là !

J’ai un ado de 13 ans et je suis tellement d’accord, le système scolaire doit changer ! Mais malheureusement, peu de partis politiques ont le courage de poser les actions qu’il faut pour faire les changements qui s’imposent en 2022. Nous sommes rendus là ! Je le vois que mon garçon n’est pas autant stimulé et intéressé à l’école qu’il le faudrait. La formule actuelle n’est tout simplement pas adaptée aux garçons.

Mélanie Fortin