Les lecteurs ont apprécié et abondamment commenté le reportage de Katia Gagnon et d’Ariane Lacoursière sur la « refondation » de notre système de santé, présenté dimanche dans la section Contexte. Voici un aperçu des courriels reçus.

Publié le 22 mars

Revenir au rapport Clair

Je crois que le rapport Clair est l’un de ceux qui avaient les propositions les plus porteuses de solutions modernes pour notre système. Même si en apparence il y avait un large consensus quant à ses propositions, l’application de ces dernières s’est butée à un mur de résistance de la part de certains groupes. Par exemple, il recommandait l’implantation des infirmières praticiennes en première ligne pour augmenter l’accessibilité aux soins, ce qui aura mis plus de 20 ans à se réaliser et qui rencontre encore de nombreuses limites. M. Clair devrait faire partie de l’équipe stratégique dont on a besoin pour la refondation de notre système de santé.

Nicole Ricard, infirmière retraitée

De bons gestionnaires

Voilà ce qui manque dans notre gros système de santé. Un médecin n’est pas un gestionnaire. Il y a de très bons gestionnaires dans les OSBL, comme la Croix-Rouge pour ne pas la nommer. Le ministre de la Santé n’a rien à perdre à aller y chercher un bon directeur financier pour le mettre à la direction d’un hôpital. En moins d’un an, il est évident que plusieurs changements s’imposeront et ce n’est qu’un professionnel en administration qui y parviendra… et non un médecin.

Francine Bienvenu

Avoir une attitude constructive

Merci pour ce reportage très éclairant qui illustre avec précision la vision et les changements à faire dans le réseau de la santé. Nous en sommes au point de non-retour. L’urgence d’agir, c’est maintenant. Les groupes de pression des syndicats de médecins, de gestionnaires et d’autres professionnels de la santé vont certainement solliciter les médias pour se plaindre dans l’espoir de faire échec à toute réforme afin de préserver leur position de pouvoir et leurs avantages. Leur approche a réussi au cours des 30 dernières années, avec les résultats que l’on connaît. Il est grand temps de laisser de côté la partisanerie politique et les querelles syndicales afin que tous travaillent en collaboration avec une attitude constructive pour réaliser ce projet de société.

Nicole Labbé

La fusion ratée de Gaétan Barrette

La mise en place des CSSS par territoire avec les agences régionales pour assurer la cohésion des services et une reddition de comptes était une formule gagnante pour les services à la population de chaque territoire. Mais le ministre Gaétan Barrette est venu gâcher le tout avec sa dernière fusion (CISSS et CIUSSS) sous sa très grande autorité. Cette fusion est venue altérer toute la dynamique des territoires et de la région où j’évoluais en tant que gestionnaire. Les gestionnaires de mon CSSS formaient une équipe unie et collaborative. Pour renforcer cette dynamique, nous avions une rencontre annuelle de formation de deux jours dans une grande auberge sur le bord d’un lac ; chaque gestionnaire qui participait à cette rencontre payait ses frais d’hébergement, de transport, ses breuvages et une partie des repas. Le ministère de la Santé et des Services Sociaux nous a interdit de continuer même si on payait la majorité des frais parce que ça paressait mal. L’esprit d’équipe en a pris pour son rhume.

Marc Brosseau, Mauricie

Suivre l’argent investi

J’ai hâte de voir la « check list » chiffrée de la refondation de M. Dubé. J’avoue que j’aimerais bien cocher l’avancement des travaux de la « check list » et être en mesure de suivre l’argent qu’on y investit.

Carole Bureau

Une chose à la fois

Quand un bon ménage s’impose dans ma maison, je commence par faire de la place en me défaisant de ce que je n’ai plus besoin. Ensuite, j’évalue ce dont j’ai besoin en priorité et je passe à l’action en me répétant : « Donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne puis changer, le courage de changer les choses que je peux et la sagesse d’en connaître la différence ». Amen.

Lucille Cyr

Mettre fin aux chasses gardées

Tout ce que j’entends représente bien ce que j’ai entendu dans les 40 dernières années, soit de toujours regarder ailleurs pour régler le problème d’accessibilité aux soins de santé. Je ne vois presque jamais qu’on devrait former beaucoup plus de médecins et d’infirmières, car les ordres de ces professions ne semblent pas très chauds à l’idée de répartir les revenus des médecins entre plus de membres.

Un des problèmes aujourd’hui est que les nouveaux médecins ne veulent plus travailler 80 heures par semaine et avoir 2000 ou 3000 patients qui vont attendre des mois pour pouvoir le rencontrer. Je les comprends ! Franchement ! C’est le même problème pour les infirmières qui préfèrent travailler à temps partiel plutôt qu’à temps complet, plus le temps supplémentaire obligatoire. Misère !

On peut bien jaser encore et encore de la façon de régler l’administration de la santé au Québec, si on regarde toujours à côté de la première solution, on aura toujours des résultats qui tournent en rond. Pour moi, « fini les chasses gardées » des ordres et des syndicats. Agissons ! Les résultats vont se faire sentir seulement dans 10 ans, vu la durée de formation de ces professionnels, alors, agissons rapidement, SVP !

Robert Coron, Mirabel

Lisez « Les six travaux de Christian Dubé »