Pierre Poilievre, Gérard Deltell, Caroline Mulroney, Peter MacKay… les lecteurs y vont de leurs suggestions quant au successeur éventuel d’Erin O’Toole à la tête du Parti conservateur du Canada (PCC). Voici un aperçu des courriels reçus à la suite de notre appel à tous.

Publié le 5 février

À droite, mais... pas trop

Les conservateurs doivent éviter de se radicaliser, surtout sur le plan social. Leur position antiavortement, entre autres, les tiennent à l’écart du pouvoir. Il me semble que ça doit exister, un conservateur à droite sur le plan économique, mais dont les valeurs ne datent pas des années 1930. Puisque la branche la plus à droite a préféré Erin O’Toole à Peter MacKay, je suppose que les politiques sociales de McKay, qui semble vouloir se représenter (selon son site), étaient moins dépassées. Les conservateurs feront-ils deux fois la même erreur ?

Alexandre Lachance

Structure à revoir

Je penche vers le progressisme conservateur, et le penchant vers l’extrême droite que s’apprête à prendre le Parti conservateur est à l’encontre de mes valeurs. Peu importe qui ils mettront au pouvoir, il ne pourra rallier les troupes pour mener le parti à la victoire aux prochaines élections si la structure demeure ainsi. Je prône donc un retour au Parti progressiste-conservateur. Le mariage avec le Reform Parti a assez duré. Ils ont perdu mon vote. Néanmoins, je favorise Gérard Deltell pour le poste. Caroline Mulroney est mon deuxième choix.

François Chouinard, Lévis

En mode solution

Peu importe le nom, celui qui sera élu chef devra résoudre le mystère de la quadrature du cercle ou être éjecté.

Alain Rousseau

Un parti à scinder

Tout chef modéré qui pourrait avoir des chances d’être élu premier ministre rencontrera la résistance de la frange radicale des anciens de l’alliance canadienne. Je crois que le parti devrait être scindé pour former un parti progressiste et un autre plus conservateur. Il y a des idées inconciliables dans ce parti.

Sylvain Dupuis, Saint-Denis-de-Brompton

Caroline Mulroney

Caroline Mulroney. Elle serait un excellent adversaire face à Justin Trudeau.

Blandine Beaulieu

Le défi de trouver un excellent leader

Peter Mackay, Rona Ambrose, Gérard Deltell, Pierre Poilievre… mais le problème avec ce parti, c’est que pour attirer le vote de l’Ontario, du Québec et du sud de la Colombie-Britannique, il faut être progressiste-conservateur. Toutefois, leurs circonscriptions et leurs membres sont dans les Prairies et à l’intérieur de la Colombie-Britannique, où les gens sont plus des conservateurs ancien style. Ça prend un excellent leader pour rallier ces deux visions, et c’est difficile à trouver.

Louis Gagné, Piedmont

Voué à la scission

Le problème du Parti conservateur, ce n’est pas Erin O’Toole. Ni Andrew Scheer. Le problème du Parti conservateur, c’est… le Parti conservateur ! Avec le schisme grandissant au sein de son organisation, incapable de faire élire des députés dans les grandes agglomérations urbaines canadiennes, ce parti est voué à la scission et à devenir un parti régional représentant les intérêts de l’Ouest canadien. Le meilleur équilibriste n’arriverait pas à concilier les propétroles avec les progressistes des provinces à l’est du Manitoba. Pierre Poilievre sera jugé trop tranchant en Ontario et au Québec. Peter MacKay sera jugé trop mou par les membres de l’Ouest. Jean Charest ? Pourquoi voudrait-il s’embarquer dans un tel bourbier ? Pendant ce temps, Justin Trudeau est mort de rire…

Daniel Crevier

Michael Fortier, à défaut de Kenney

Un être charismatique, rassembleur et parfaitement bilingue. Jason Kenney étant déjà brûlé comme premier ministre de l’Alberta, je ne vois pour l’instant comme prétendant que Michael Fortier.

Pierre Charlebois

Battre Trudeau

Pierre Poilievre, Jean Charest. Toute personne qui peut battre Trudeau.

Bernard Laliberté

Alain Rayes

La seule personne que je vois ayant des qualités de rassembleur et des idées progressistes et capable de dompter les tenants de la droite est Alain Rayes.

Serge Fontaine

Un parti perdu

Idéalement, ce serait Jean Charest. Mais le PCC est complètement perdu. Le parti n’a plus de repères politiques et se fout complètement du Québec. Et il n’a pas beaucoup plus d’amour pour l’Ontario. Il faudrait que le PCC comprenne que les Canadiens veulent être gouvernés du centre, pas trop à gauche, mais surtout, pas trop à droite.

Pierre Alarie

Un nouveau parti

Ce n’est pas d’un nouveau chef pour le PCC que le Canada a besoin, mais d’un nouveau parti politique ayant la ferveur de gouverner au centre pour chauffer les libéraux !

Christian Massé