Vous avez été nombreux à commenter l’éditorial d’Ariane Krol publié mercredi sur le coût des stationnements des hôpitaux. Voici un aperçu des courriels reçus.

Publié le 6 sept. 2019

Tout le reste est gratuit

Lorsqu’on se présente à l’hôpital, tout est gratuit sauf le stationnement. Informons les gens sur les coûts réels d’une hospitalisation, d’une visite aux urgences, d’un examen en radiologie… Nous sommes vraiment choyés d’avoir à payer seulement pour le stationnement. Bien sûr, une partie de la population paie des impôts pour les soins, mais si l’on se compare avec les autres pays, nous sommes privilégiés. Tant mieux si les revenus de stationnement permettent aux fondations d’acheter davantage d’équipements à la fine pointe.

— Daniel Laframboise, Drummondville

Diminuer l’utilisation des urgences ?

L’éditorial traite d’un sujet dont personne ne parle dans les médias, mais qui a un impact important pour les patients. On a longtemps parlé d’imposer des frais modérateurs pour diminuer l’utilisation des urgences des hôpitaux ; c’est exactement ce qu’on fait, sans le dire, avec ces frais de stationnement prohibitifs. Il faudrait au moins qu’ils aient le courage de l’admettre !

— Jean Baril, Saint-Joseph-du-Lac

Ticket modérateur

Et dire que voilà quelques années, nous avons déchiré notre chemise sur la place publique quand le gouvernement a parlé d’un ticket modérateur en santé.

— Yves Grenier

Une escroquerie

Les municipalités participent à cette escroquerie en interdisant tout stationnement aux abords des hôpitaux. Avec des profits aussi faramineux, le mot « escroquerie » est faible, d’autant plus que la clientèle est captive et handicapée. Les visiteurs répugnent à l’idée de payer ces taux et les malades sont laissés à eux-mêmes. Le seul point positif est que pour plusieurs, il constitue un ticket modérateur aux urgences ; c’est à la fois positif et cruel. 

— Christian Castonguay

Le casino, les hôpitaux

Le stationnement est gratuit au Casino de Montréal, mais payant pour les hôpitaux ! Sacré gouvernement… 

— François Séguin

Accès pour tous

Les tarifs de stationnement des hôpitaux sont beaucoup trop élevés. Surtout qu’en banlieue, il faut un véhicule pour s’y rendre. Pourquoi ne pas permettre une ou deux heures de stationnement gratuit aux visiteurs qui accompagnent un malade pour son traitement ? Et des plages horaires à des tarifs réduits pour les autres visiteurs ? L’accès aux soins de santé doit être maintenu pour tous.

— Anouk Charles, Laval

Plus de 500 $ cette année

Depuis huit mois, j’ai eu à me rendre chaque semaine et parfois même deux fois par semaine en ophtalmologie à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, à la suite d’une opération. Ce suivi ad hoc, décidé chaque semaine, m’oblige à me rendre à l’hôpital en voiture, et par le fait même à utiliser le stationnement de l’hôpital étant donné que je réside à l’extérieur de Montréal. Et étant donné qu’en général, le temps d’attente avant d’être vu par le médecin est de trois heures, j’ai consacré depuis le début de l’année plus de 500 $ en frais de stationnement, factures à l’appui. J’aurais souhaité que ces dépenses soient à tout le moins déductibles, faute de pouvoir les réduire… ou qu’elles soient considérées comme des contributions à la Fondation de l’hôpital.

— André Lemelin

Contraire à la gratuité des soins

Le paiement des places de stationnement à l’hôpital quand on vient consulter est contraire au principe de la gratuité des soins. On devrait remettre aux patients un jeton de paiement de leur stationnement au moment même où ils tendent leur carte d’assurance maladie à l’accueil. Cela permettrait de faire le tri entre les patients et les simples visiteurs.

— Philippe Riondel, L’Isle-aux-Coudres

Des revenus pour les fondations

La gestion des stationnements des installations de santé est assurée par leur fondation, qui décide des tarifs. Ainsi, l’excédent des revenus s’ajoute aux dons reçus. L’intérêt de la fondation d’accroître ses revenus devient ainsi incompatible avec l’intérêt des utilisateurs d’obtenir un service au moindre coût. De plus, la ministre de la Santé n’a pas autorité sur la gouverne des fondations.

— Jean Poitras