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La fin de l'indifférence

L'hôtel-de-ville de Montréal.... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

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L'hôtel-de-ville de Montréal.

Photo Bernard Brault, archives La Presse

Jean-François Lisée

Ministre québécois de la Métropole, l'auteur réplique à l'éditorial de François Cardinal intitulé Lisée à la mairie?, qui a été publié samedi dernier.

Dans son éditorial, François Cardinal écrit que je me suis «opposé à la modification du règlement P-6 par le conseil municipal». M. Cardinal étant généralement superbement informé, sa méprise me porte à penser que je ne me suis pas exprimé assez clairement.

À Tout le monde en parle et ailleurs, j'ai affirmé que P6 étant contesté devant les tribunaux, je ne pouvais en tant que ministre débattre de sa justesse. Je me suis limité à exprimer, comme l'a fait la première ministre, la position de principe voulant qu'il était raisonnable de manifester à visage découvert et de donner son itinéraire, d'autant plus lorsqu'on peut le faire séance tenante.

Pour le reste, le niveau des amendes, la technique de la souricière, la responsabilité collective des manifestants, l'impact sur les manifestations spontanées sont, toutes, contestées devant les tribunaux, et critiquées par le Barreau du Québec. Blogueur, je vous aurais dit ce que j'en pense. Ministre, je ne puis qu'affirmer qu'il appartient aux juges de statuer.

Dans l'intervalle, le conseil municipal de Montréal a été saisi de propositions de modification de P6 et pourrait encore l'être. Ces décisions lui appartiennent et je ne les ai pas commentées.

M. Cardinal me reproche d'intervenir dans des débats montréalais internes. La décision de Mme Marois de redonner à la métropole un ministre vraiment responsable est le signe de la fin de l'indifférence de Québec envers la locomotive économique, culturelle et sociale du Québec. Le gouvernement du Parti québécois est déterminé à accompagner la métropole dans sa relance et vers le rendez-vous qu'il se donne avec son avenir: 2017.

Depuis notre arrivée au pouvoir, les maires Tremblay, Vaillancourt et Marcotte ont quitté leurs fonctions. Chaque cas est différent, mais chaque fois le gouvernement a usé de son pouvoir d'influence pour sortir ces villes de graves crises politiques. Légalement, les trois maires avaient le droit de rester en poste. C'est le leadership de Québec, motivé par l'intérêt public, qui a donné des résultats.

Où tracer la ligne entre leadership et ingérence? Le leadership est, entre autres, la capacité d'influencer. Il suppose cependant de respecter le voeu des décideurs lorsqu'ils l'exercent. Tenter d'interdire au ministre de la Métropole (et aux autres ministres) et aux décideurs montréalais de discuter entre eux des meilleures décisions à prendre serait à la fois illusoire et contre-productif. Ces échanges - dans les deux sens - renvoient ensuite chacun à ses propres arbitrages, dans le cadre de ses responsabilités.

En 7 mois, je me suis habitué aux zigzags des critiques. Pendant des semaines, François Legault - qui traite le maire Applebaum de «poule pas de tête» et qui laisse un de ses députés répéter que Montréal est «morte ou à l'agonie» - réclamait qu'on mette Montréal en tutelle. Les libéraux, eux, me sommaient de m'occuper des... nids-de-poule! Quelques jours plus tard, caquistes et libéraux me trouvaient trop intéressé par la ville!

Bref, il faut savoir doser. On peut diverger d'opinion sur le dosage. La métropole a besoin à la fois d'attention et de respect. Comme ministre et député de la Métropole, j'entends livrer ces deux marchandises en abondance.




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