Publié le 16 mars 2011
Jocelyne Gauthier, Laval



Les compagnies désirant forer au Québec veulent demander une compensation à cause du délai occasionné par le rapport du BAPE. Ils profitent déjà d'un tarif
extrêmement bas des permis et profitent en plus de crédits d'impôt que tous les Québécois paient, sur le prélèvement d'une ressource qui ne leur appartient même pas.
Pendant ce temps, les gens touchés par ces forages voient leur propriété perdre
de la valeur; les fermiers voient diminuer leurs revenus par l'espace grugé par
les puits et certains perdent aussi leur accréditation de fermiers bio. Ces
compagnies voudraient encore nous soutirer de l'argent? Ce sont des compagnies
étrangères pour la plupart; ils profitent d'une loi datant de l'époque
coloniale.
On parle de risque de pollution, mais a-t-on parlé du risque - réel
celui-là - de tremblement de terre? La vallée du Saint-Laurent est une zone
sismique; qu'arrivera-t-il si un tremblement de terre «moyen» se produit? Les tuyaux des puits peuvent fendre, libérant ainsi dans le sous-sol et en surface
 d'innombrables quantités de gaz, sans compter les possibles explosions.

 Le site des ressources naturelles du Canada mentionne qu'«au cours d'un cycle de
10 ans, trois séismes en moyenne dépassent la magnitude 5. Un séisme de
magnitude 3 est suffisant pour être ressenti dans la région environnante et un
séisme de magnitude 5 marque, en général, le seuil pour qu'un événement
provoque des dommages». Cette description est claire, il me semble. On peut considérer inquiétant que cette éventualité n'ait jamais été mentionnée.
Quand aurons-nous un gouvernement qui saura prendre les intérêts des Québécois,
surtout dans une zone aussi peuplée que la Montérégie, qui devrait être exclue
 des endroits possibles où prélever ce gaz. J'espère que l'appât du gain ne 
prévaudra pas sur la santé publique et la vie des gens.