Je suis une femme originaire du beau pays de la Nouvelle-France: mes ancêtres sont arrivés ici avec Samuel de Champlain. Je suis fière d'être une femme dans ce pays accueillant qu'est le Québec. Je suis fière du travail accompli par les femmes de ce pays depuis leur arrivée.

Lucie Cloutier CYBERPRESSE

Je suis une femme originaire du beau pays de la Nouvelle-France: mes ancêtres sont arrivés ici avec Samuel de Champlain. Je suis fière d'être une femme dans ce pays accueillant qu'est le Québec. Je suis fière du travail accompli par les femmes de ce pays depuis leur arrivée.

Comme mes grands-mères, j'aime recevoir et sourire aux gens. Aujourd'hui, je suis en colère de voir l'hésitation de nos dirigeants à protéger nos valeurs collectives et le fruit du travail de nos grands-mères. Je veux qu'on se tienne debout pour ce qu'elles nous ont enseigné et transmis. Défendons nos sourires sincères et notre joie de vivre contagieuse qui font tout le plaisir d'être Québécois. Pour cela, il faut dire aux arrivants qu'on veut voir leur sourire: c'est la caractéristique de notre peuple.

Il est de notre nature de communiquer par les expressions faciales et le langage corporel. Il est d'ailleurs reconnu que la plus grande partie de la communication passe par le non verbal. L'impossibilité d'utiliser le non verbal brime la communication et entraîne automatiquement un bris de confiance, parce que sans communication on ne peut se faire confiance.

Par conséquent, un visage voilé entraîne la peur. Ce n'est pas beau ni réjouissant et ne fait pas partie de nos valeurs. Avec un sourire, on peut réconforter le passant, faire rire un enfant, changer l'humeur d'un ado. Ce sourire, il ne faut pas le cacher.

Par respect pour nos mères que nous fêterons au mois de mai, qui nous ont fait rire, chanter et danser malgré les rigueurs du pays, montrons notre joie de vivre à visage découvert et, au nom de la liberté d'expression, ne tolérons pas la burqa.